enfants lisant un livre

Les 13 idées reçues sur l’Instruction en Famille

Nous sommes en Septembre. La plupart des enfants ont repris le chemin de l’école. C’est à nouveau l’heure de répondre aux questions concernant votre choix de ne pas scolariser votre enfant. C’est aussi le moment où le doute se fait plus pesant pour les parents qui se lancent dans le projet de l’Instruction en famille. Les remarques désapprouvant votre décision vous blesseront peut-être. Et vous vous énerverez de devoir sans arrêt, vous justifier.

Pas de panique voici un article qui, je l’espère, renforcera vos convictions et vous confortera dans votre choix de faire l’instruction en famille. Nous allons reprendre toutes les idées reçus dont on nous a faire part et y répondre.

« Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d’un pas ferme »

Saint Augustin

Les normes sociales

Idée reçue #1  Les enfants faisant l’instruction en famille manquent de relations sociales 

C’est la remarque par excellence contre l’Instruction en famille. Contrairement à ce que l’on peut croire, faire l’IEF ne signifie pas rester cloitré à la maison assis sur une chaise à longueur de journée comme pourrait l’être un enfant scolarisé.

Plus de temps pour jouer

Le temps consacré aux cours formels ne représente chez nous que très peu de temps. Il est vrai que nos enfants sont encore petits mais c’est la même chose chez la plupart des enfants non scolarisés. Ceux qui sont un peu plus grands peuvent passer de 2 à 3 heures par jour à étudier selon les envies et les progrès de chacun. C’est bien assez pour étudier et assimiler un travail que la plupart des étudiants scolariser passeront plusieurs heures à étudier.

Un tissu associatif important

Le reste du temps les enfant peuvent côtoyer les autres enfants non scolarisés. Et il y en a plus que vous ne pensez. Des rassemblement de familles « unsco » se font un peu partout. Ces rassemblements sont très hétérogènes car ils regroupent des gens provenant de divers horizons et de classes sociales différentes.

Les activités

Nos enfants font aussi du sport en club. Bahia n’est pas encore inscrite à cause de son jeune âge. Moussa fait du judo. Il a essayé l’escalade,l’escrime la natation, la gym. Notre démarche est de leur faire découvrir plusieurs disciplines pour qu’ils sachent ce qui leur plait réellement. Ça leur permet aussi de fréquenter d’autres enfants de leur âge et surtout d’acquérir des valeurs qui sont importantes pour nous, comme par exemple l’accomplissement de soi, la résilience, le goût de l’effort etc

A notre avis les enfants en IEF ont beaucoup plus d’occasions de se sociabiliser qu’à l’école car ils ont plus de temps à consacrer à cela. A l’école, les seuls moments propices pour se faire des amis sont : le quart d’heure de récréation le matin et l’après midi et éventuellement le temps du repas. En dehors de ça toutes conversations ou échanges est prohibé.

Idée reçue #2 L’Instruction en famille (IEF) les rendra   incapable d’affronter les autres

Femme s'entrainant au combat

L’Instruction en famille (IEF) est très souvent interprétée à une crainte des parents de voir leur enfant se faire agresser.

Ça peut être le cas en effet, mais le choix de l’instruction en famille en tous cas d’après ce qu’on a pu voir dans notre entourage, ne se fait pas pour cette raison. Ca n’est pas notre motivation première. On ne peut pas nier que ça existe. Bien sûr nous voulons protéger nos enfants contre tous types d’agressions qu’elle soit physique ou psychologique; qu’elle vienne des élèves ou même de la mauvaise influence de certains professeurs.

Qui n’a jamais entendu parler de harcèlement à l’école? Nous ne voyons pas où est le mal à vouloir protéger son enfant.

Je revois encore mon ami me dire: “Ca ne sert à rien de les surprotéger ça ne les rendra que plus faiblesquand ils devront se confronter aux autres”. Selon les personnes qui pensent de cette manière, il faudrait que leur enfant affronte les autres pour ne pas se laisser marcher sur les pieds.

Nous sommes d’accord qu’il faut qu’ils apprennent à se défendre. Mais il ne faut pas oublier qu’on parle d’enfants. Je ne suis pas sure que les jeter dans l’arène soit la meilleure solution. Et si ils n’y arrivaient pas ? Le risque est qu’ils n’aient pas le mental pour surmonter la difficulté. Pour nous c’est en se construisant soi même qu’on peut commencer à interagir sereinement avec les autres.

La construction de soi

Nous naissons avec des prédispositions naturelles. Le caractère et nos talents innés en font parti.

Le tempérament et le caractère sont présents et prédéterminés génétiquement dès la naissance. Cependant, l’environnement externe à aussi une influence sur la réaction de chacun face à l’adversité. En grandissant il est évidemment possible de reprendre de l’emprise sur nos émotions et d’ailleurs l’un des rôles des parents est de les aider à grandir avec leurs émotions.

Cliquez sur le liens suivant pour en savoir plus sur la formation du caractère chez l’enfant 

Avoir peur mais le faire quand même

La crainte fait partie de chacun d’entre nous. Les façons de surmonter cette peur peuvent être apportées par l’environnement de l’enfant, le conditionnement et les encouragements.

Contrairement aux préjugés, l’instruction libre peut permettre à l’enfant de renforcer sa personnalité pour affronter les autres de manière plus sereine. L’enfant évolue dans un environnement bienveillant et favorable à la construction de soi.

Critiques des parents

Vous l’aurez compris, c’est là qu’on parle de ceux qui critiques ouvertement vos choix éducatif (vous les parents indignes). Leur jugement se fait plutôt par des allusions. Alors plutôt que de vous énerver expliquez leur…

Idée reçue #3 Il faut bien qu’ils apprennent quelque chose

L’instruction libre n’est pas un moyen trouvé par les parents qui ont du mal à se lever le matin pour ne pas accompagner leurs enfants à l’école. Les enfants apprennent énormément de choses. Et ils le font sans se forcer. Lorsqu’ils sont jeunes les enfants sont curieux de tout. Il suffit donc de leur servir ce qu’ils ont envie de déguster.

Idée reçue #4 Vous n’avez pas le niveau suffisant et la pédagogie nécessaire pour instruire. 

femme en burn out

Le niveau scolaire

Il n’est pas nécessaire d’avoir un quelconque diplôme pour instruire son enfant lorsqu’il est en primaire.

Pendant les premières années, le parent dispose du niveau d’étude requis pour enseigner la lecture et les savoirs basiques en mathématiques (ces matières sont mises en avant instinctivement par quiconque voudrait jauger le niveau scolaire d’un enfant).

Au-delà de ces matières, il suffit de se documenter un minimum pour traiter le contenu du programme scolaire pour les petites sections. Nous ne disons pas qu’il faut se restreindre au programme scolaire, mais en France tout du moins, un contrôle se fait par l’inspecteur d’académie pour vérifier que les fondamentaux sont acquis. Nous sommes donc un peu obligé de feuilleté ce programme à un moment ou à un autre.

Lorsqu’ils sont un peu plus grand le niveau du parent enseignant peut être remis en cause si le parent à des lacune dans certaines matières. Dans ce cas rien n’empêche de sollicité un professeur particulier pour cette matière. Nous sommes d’accord tout ça a un coût mais il est important de comprendre que ça en vaut la peine. Pour nous c’est un investissement.

Les débuts de leur apprentissage en IEF (instruction en famille) devraient permettre aux enfants d’acquérir plus d’autonomie et de pouvoir se documenter eux même tout en suivant leur cours par le biais de livres ou d’internet. Les cours par correspondance sur internet permettent de recevoir des retours sur leur travail par un professeur agrée.

La pédagogie 

Certains décident d’adopter des pédagogies alternatives comme celle de Montessori, Waldorf ou Freinet par exemple. Bien sûr, s’y intéresser est appréciable car il est plus agréable d’évoluer dans un cadre prédéfinit qui aborde les connaissances de manière pédagogique et facile à assimiler.

Enseigner tout en étant le parent n’est pas une mince affaire, il faut faire preuve de beaucoup de patience et de doigté. Le thème de l’éducation est très vaste et il faut avoir un certain savoir faire pour  essayer de corriger les mauvais comportements et encourager les bons en ayant recours à des moyens appropriés .

Savoir être

Idée reçue #5 Il faut avoir une patience à toute épreuve pour pouvoir faire l’instruction libre 

Contrairement à ce que vous pourrez voir sur les autres blog ou article sur l’IEF, nous admettons volontiers qu’il est parfois difficile de garder son sang froid. D’ailleurs je pense régulièrement que ce n’est pas fait pour moi lorsque je laisse la fatigue et mes émotions me submerger. Ceci n’est pas une fatalité ! j’essaie de me soigner, ce blog nous aide justement à rechercher les techniques pour nous améliorer et nous former pour donner la meilleur éducation possible à nos enfants.

Etre parent est un métier à part entière. Pourtant personne ne nous à enseigner à devenir bon à cela…

Au-delà de la pédagogie il est important de se former à communiquer et se comporter avec les enfants. L’éducation positive n’est, selon nous, pas un effet de mode. On en parle de plus en plus dans les médias. Notre façon de nous comporter avec les enfants a des conséquences sur leur bien être et leur développement psychologique.

Les sorties avec les membres de l’association dont je fais parti m’aident beaucoup. Ce genre de rencontres m’aide à recharger les batteries car les enfants, quand ils sont entre eux, demandent moins d’attention et je peux discuter tranquillement avec les adultes qui sont présents.

Idée reçue #6 Les parents IEF sont irresponsables 

L’IEF est une négligence qui peut être dangereuse et compromettre l’avenir des enfants 

Nous sommes des parents qui voulons la réussite de nos enfants. Nous avons été nous même écoliers et connaissons les points forts et les points faibles du système scolaire.

Avec l’éclairage des récentes découverte en neurosciences, les plus grands experts de l’éducation admettent qu’il faut, non pas réformer le système éducatif , mais carrément le révolutionner.  Cliquez sur le lien suivant pour découvrir pourquoi nous pensons que l’école a besoin de se réinventer

L’école ne peut pas rester la même que le siècle dernier et devra se réinventer pour s’adapter à chacun des élèves. Le temps de l’éducation standard pour tout le monde est dépassé. L’éducation doit devenir personnalisée.

Quel véritable risque les parents font vraiment peser sur les épaules de leurs enfants ?

Nous avons choisi cette manière d’instruire nos enfants malgré la difficulté que cela peut représenter. Nous sommes convaincus que rien qui n’en vaille la peine ne s’acquière dans la facilité. Si nous voulons que nos enfants pensent par eux même et soit éduqués avec nos valeurs, nous devons fournir ces efforts.

En tous cas, la peur de ne pas réussir ne peut pas être le moteur de nos prises de décisions. Nous ferons du mieux que nous pouvons et on verra bien où cela nous mène.

Idée reçue #7 Ceux qui font l’IEF ont idéologie trop radicale 

Nous comprenons que remettre en question un modèle aussi communément admis que l’école peut faire peur. Mais la peur ne doit pas être le frein de l’innovation. Chaque révolution est passée par les 3 étapes suivantes : « c’est ridicule »,  « c’est dangereux », « c’est évident ».

Idée reçue #8 Vous risquez de gâcher son potentiel 

Nous ne comptons pas sur l’école pour révéler le potentiel de nos enfants. Le rôle des parents en IEF est de faire découvrir le maximum de sujets différents justement pour que l’enfant puisse manifester son intérêt. Ces connaissances pourront par la suite être approfondies jusqu’au point désiré.

Si par la suite, l’enfant décide d’approfondir un sujet en particulier, les parents pourront toujours faire appel à un professeur capable de répondre à ses interrogations. Il n’est pas non plus impossible que l’enfant désire reprendre une scolarité dans un cursus normal. C’est d’ailleurs ce qui arrive souvent à partir d’un certain âge.

Idée reçue #9 Ils auront des difficultés à être re-scolarisés si un jour ils en ont envie

Nous connaissons pas mal d’enfants qui ont étés rescolarisés.

Pour la plupart la reprise se passe très bien et ils sont même en avance sur le programme.

Ils se réadaptent assez facilement, surtout lorsque la décision de re-scolarisation vient d’eux.

Pour d’autres la reprise est un peu plus difficile car ils rentrent dans un cadre qui est beaucoup plus rigide que ce qu’ils avaient l’habitude d’avoir. Dans ce cas ou ils persévèrent ou ils reviennent à l’IEF mais cette fois ci sans regret.

Idée reçue #10 Vous transposez votre mauvaise expérience de l’école sur votre enfant 

Il est vrai que je n’ai pas un excellent souvenir de l’école mais je pense pouvoir faire la part des choses. Je pense que notre démarche est une note d’espoir, plutôt qu’un regard aigri sur le passé. Nous sommes plus séduits par l’école libre que nous ne sommes dégouté par l’école.

Une carrière compromise

Idée reçue #11 Ils n’arriveront pas à avoir un bon travail sans diplôme 

Tout d’abord ça n’est pas parce qu’on à un bon diplôme qu’on a forcément réussit professionnellement. Le contraire est aussi vrai. Aujourd’hui on recherche des compétences chez les postulants plutôt que des diplômes . Les recruteurs valorisent de plus en plus les parcours et les expériences .

Nous avons un ami, qui, sans son bac en poche est devenu PDG d’une entreprise employant plus de 70 personnes. Sa boite!

Apres tout cela dépend de ce que veut dire “réussir professionnellement “. Soigner des angines et de rhumes à longueur d’année n’est pas plus épanouissant que de souder des tuyaux.

Mon amie  m’a confié qu’elle avait demandé au cardiologue qui suivait son fils (qu’elle voyait quotidiennement) pourquoi il faisait toujours la gueule et pourquoi il ne souriait jamais ? eh bien vous savez ce qu’il lui a répondu ? il déteste son travail, car il n’a pas de vie de famille, il ne voit jamais ses enfants et passe sa journée et ses weekend dans son cabinet. Il aurait préféré faire 9-16h et passer du temps avec sa famille.

Idée reçue #12 Personne ne voudra les  embaucher sans diplômes

Personne n’a dit qu’ils n’obtiendraient pas de diplôme. Ils pourront toujours intégrer le cursus scolaire lorsqu’ils auront plus de maturité et surtout lorsqu’ils en exprimeront le désir. Vous savez ce qui ce qui serait encore plus gratifiant? Qu’ils aient le potentiel de créer leur propre emploi, comme le fond la plupart des personnes qui ont suivi l’instruction hors école.

Idée reçue #13 Ils seront indisciplinés et auront du mal à suivre les règles

Nous mettons Moussa un jour par semaine en centre aéré, il pratique également le judo. Nous avons beaucoup d’éloges quant à son comportement lors de ses activités : “il écoute les règles”, “c’est le plus sage”.

Euuuh (je regarde derrière moi) vous parlez bien de mon fils ?

Ce qui dérange le plus à notre avis, c’est le fait que L’instruction en famille (IEF) est une remise en cause d’une institution établie depuis plus d’un siècle par laquelle tout le monde est passé et qui se fait appeler « l’école de la république ». Autrement dit si vous remettez en cause l’école et son efficacité vous remettez en cause les valeurs de la république. Et oui rien que ça ! Ce que nous remettons en cause c’est bien le fait que cette institution et ce qu’on y apprend est identique depuis que l’école a été créée ! Ne serait il pas temps de rafraichir les murs et laisser place à un enseignement tenant compte des différences de chacun?

Vous avez envie de partager quelque chose qu’on vous à dit sur votre façon d’éduquer et d’instruire vos enfants? Laissez nous un commentaire.

Système scolaire: zéro pointé!

Imaginez un groupe d’enfant qu’on a fait grandir dans une caverne. Leurs professeurs leur enseignent un tas d’idées conceptuelles illustrées sur des murs sombres. Eux, doivent rester assis à longueur de journée sur leurs chaises. Un jour, un élève parvient à sortir de la caverne. Au début, il à un petit peu peur de ce monde qu’il ne connait qu’à travers les livres. Mais il apprend vite à reconnaitre les arbres, à les toucher à les sentir. Il était bien loin de s’imaginer à quel point ce qu’il a appris dans la caverne était différent de la réalité.

Tout le monde s’accorde à dire que le système scolaire est un sujet majeur. C’est la raison pour laquelle les gouvernements prennent à cœur eux aussi le sujet et font des amendements de lois à chaque rentrée scolaire. Pourtant, toutes les initiatives restent insuffisantes. N’ayons pas peur des mots: L’endroit où vous mettez vos enfants tous les jours est toxique. S’il y a autant d’enfants qui sont déscolarisés chaque année c’est avant tout la faute au système scolaire qui est inadapté ni dans la forme ni dans le fondsApres avoir parcouru brièvement l’histoire de l’école pour voir comment on en est arrivé là nous verrons pourquoi le système scolaire français en particulier est dépassé.

Histoire

Nous allons voir ici que l’école telle que nous la connaissons aujourd’hui à été créée dans un contexte assez tumultueux. Sous couvert d’instruire les masses les dirigeants ont organisé un système servant leur propres intérêts.

On estime que l’école aurait été créée en 3000 avant JC dans l’empire grec antique.

Platon et ses disciples

A l’époque de Platon il n’y avait pas vraiment d’école au sens où nous le connaissons aujourd’hui. L’éducation était présente sous une forme différente. Cette instruction est ce qui se rapproche le plus de ce que nous voulons donner à nos enfants en pratiquant l’instruction en famille (IEF). Ses assises donnaient lieu à des conversations qui mettaient en avant la réflexion, l’expérimentation et l’échange avec les élèves qui le suivaient. L’instruction obligatoire était destinée aux esclaves.

L’école de l’endoctrinement

Les premières classes formelles comme celles que nous connaissons aujourd’hui ont eu lieu dans un contexte militaire. Les cours étaient obligatoires et des châtiments corporels étaient infligés à ceux qui n’atteignaient pas le niveau requis.

C’est assez récemment, au 18e siècle, pendant la période appelée le “despotisme éclairé” que l’école publique, gratuite et obligatoire à été mise en place par l’église catholique en tous cas dans le monde occidental catholique.

A la fin du 18e siècle- début 19eme Charlemagne reprend les rênes de l’école dans un contexte de révolution et de fortes instabilités. C’était le moyen d’obtenir un peuple docile, obéissant et qu’il pourrait préparer pour les futures guerres.

L’ère de l’industrialisation

Ce modèle enfin, à été adapté pour la fabrication de masse pendant l’ère industrielle. Le deal était clair: il fallait former des gens capables de faire tourner la machine capitaliste et faire en sorte que les gens soient incités à répéter le schéma social qui en découle: Les cols blancs d’un coté et les ouvriers de l’autre. D’ailleurs l’éducation d’un enfant est faite exactement de la même manière qu’un produit fabriqué sur une chaine de fabrication

Au vu de cette histoire tumultueuse nous pouvons nous poser la question de savoir si effectivement, l’école éduque nos enfants ou si elle les endoctrine. Nous allons donc énumérer  les rôles que l’école est censée remplir et ensuite voir si effectivement elle répond à ces principes.

Les rôles de l’école

Voici une liste de rôles et de missions que l’école est censée remplir pour mener à bien sa mission. C’est là bien sûr l’image qu’en ont la plupart des citoyens.

1- Instruire

Je pense que tout le monde sera d’accord sur le fait que l’une des fonctions essentielles de l’école est de remplir la tête de nos enfants d’un savoir utile, qui leur servira dans la vie de tous les jours.

Lire, écrire, compter, font partie de ces connaissances essentielles.

2- Eduquer

Le rôle de l’école est d’enseigner aux enfants le « vivre ensemble » et les normes sociales.

En effet, c’est au contact des autres que devraient se créer l’empathie, l’échange, la collaboration et l’ouverture d’esprit.

3-Former les enfants pour obtenir un métier

Combien de fois a-t-on entendu « si tu veux avoir un bon métier il faut être bon à l’école » ? Le diplôme est en effet une barrière à l’entrée d’études supérieures et, donc, à la plupart des métiers qualifiés. En tous cas en France…

Le diplôme et les classements sont autant de moyens de sélectionner ceux qui poursuivront leurs études au stade supérieur et d’accéder aux entreprises les plus prestigieuses.

Sur le papier c’est beau! Mais nous allons voir que vraiment rien n’est fait pour atteindre ces objectifs. Je vais me permettre de mettre un zéro pointé à l’éducation nationale.

Instruire

L’école se structure sur le modèle industriel.

Une structure rigide

L’école est une institution très rigide et codifiée par un programme scolaire conçu par du personnel administratif qui n’a jamais mis les pieds dans une classe. Le programme donc, dit aux professeurs ce qu’ils doivent enseigner et comment ils doivent le faire. Ils n’ont aucune liberté, aucun moyen de s’adapter à la demande de leur élèves ou très peu. Dans ces conditions il leur est difficile de les enthousiasmer.

Les élèves qui passent sur la chaine de production euh… par le système scolaire, sont classés par âges. Les connaissances qu’on leur met dans la tête sont standardisées et uniformisés. On peut se poser la question de savoir si on est entrain de fabriquer des robots ou d’instruire des enfants.

“L’élève n’est pas un vase qu’on remplit mais un feu qu’on allume” Montaigne

Un produit standardisé

Sir Ken Robinson, auteur, orateur et expert en éducation, internationalement reconnu n’hésite pas à comparer l’école au Big Mac. Elle propose un service standardisé de masse. Je sais ce que vous allez me dire: “L’avantage de ce modèle est qu’il est démocratisé et donc accessible au plus grand nombre.” Ok pas de problème.

Cette standardisation est problématique car elle ne laisse aucune place à la passion, à la créativité et à l’enthousiasme. Pourtant ces éléments sont indispensables pour apprendre sur le long terme.

“Rien de grand n’a jamais pu être réalisé sans enthousiasme”

Ralph Waldo Emerson

Il est maintenant reconnu que chacun d’entre nous a sa propre intelligence et donc ses propres talents. A l’heure de la découverte des intelligences multiples est-il logique de proposer le même big Mac à chacun? Même si il n’aime pas ça? On oblige les élèves à se conformer au système scolaire. Ne serait-il pas plus logique que l’école se conforme à l’esprit de chacun?

L’école n’est pas adapté à notre cerveau

Un cerveau gras

Imaginez qu’on vous invite à un grand buffet. Vous hallucinez devant toutes ces bonnes choses à manger. Et puis là le maitre d’hôtel vous dit “vous avez 1h pour tout avaler”. On est d’accord c’est plus la même!

On gave les étudiants d’informations dont ils n’ont que faire. On donnera à manger des mathématiques à un littéraire, de la philosophie à une personne passionnée par la physique. Un grand buffet où l’on force tous les élèves à se gaver. On privilégie la quantité, bien plus que la qualité.

Le cerveau ne retient que ce dont il a besoin

Le cerveau élimine ce qui lui semble inutile. Au même titre que quelqu’un qui arrête de faire de la musculation, le corps réduira le volume du muscle dont il ne se sert plus. Généralement, un savoir inutilisable n’est appris que pendant le moment de l’interrogation écrite. 2 semaines plus tard c’est à peine si il en reste un vague souvenir.

La mémoire a court et long terme

Il n’est pas étonnant par exemple qu’un enfant sache vous réciter une poésie juste après l’avoir apprise. Mais si vous lui demandez de la réciter une semaine plus tard, il ne pourra vous en réciter que quelques passages alors qu’il la connaissait par cœur sur le moment. La pratique et la répétition sont les moyens les plus sûrs d’assurer une assimilation et un bon apprentissage.

Un Apprentissage pratique

C’est en faisant qu’on apprend

Dans une école traditionnelle l’enfant est complètement passif, assis sur sa chaise il écoute le professeur… enfin… les 3 premières minutes. Ils n’ont aucune possibilité d’expérimenter. Aucune importance n’est donné au processus d’apprentissage. Seul le résultat compte. Pourtant, la découverte de quelque chose de nouveau restera à jamais ancrée dans la mémoire. Le cerveau valorise d’avantage le processus d’apprentissage et la sensation qu’il ressent quand il parvient à intégrer ce savoir.

Théorie contre pratique

D’ailleurs vous aurez plus de chance d’assimiler un savoir sans même être passé par le cours théorique. Celui ci pourra en revanche servir à approfondir les connaissances pratiques. Comme le dit Idriss Aberkane dans son livre “Libérez votre cerveau”, autrefois les gens apprenaient à nager assis sur un tabouret. Autant vous dire que cette pratique théorique est bien moins efficace que celle qui consiste à se jeter à l’eau.

Des connaissances connectées à la réalité

Un savoir similaire à celui de vos grand parents

Le programme actuel est le même depuis le début du 20e siècle. Il est déconnecté de son temps et notamment des dernières découvertes scientifiques.

Le savoir inculqué dans les cours est bien souvent inutilisable et non remis à jour malgré les innombrables découvertes scientifiques des dernières années. Vous a t-on déjà parlé de la relativité, de la gravité, de psychologie, de communication non verbale, d’écologie pendant votre cursus scolaire ?

Donner du sens

A quoi pourrait servir ces apprentissages me direz vous ? Il s’agit à mon avis, de relier le monde de l’école à la complexité et à l’incroyable grandeur de ce qui nous entoure. Cet apprentissage aura pour conséquence de faire de nos enfants des adultes responsables conscients que la nature à encore beaucoup à nous enseigner. Je vous renvois à la vidéo d’Idriss Aberkane sur le bio mimetisme.Cliquez ici pour voir la vidéo

Cela sera à mon avis encore plus utile que de connaitre le plus-que-parfait ou la fonction d’un mot en grammaire ?

Eduquer

« Je n’ai jamais permis à l’école d’intervenir dans mon éducation. » Mark Twain

Un environment violent

L’enfant s’adapte généralement au contexte dans lequel il évolue. Dans un contexte violent, l’enfant aura tendance à être violent. L’école est le théâtre de violences quotidiennes faites aux élèves par le corps enseignants comme par les élèves envers leurs camarades. Un exemple de ces violences s’exprime par le système de notation.

Un système d’évaluation inadapté

Le système d’évaluation limite les capacités de l’enfant car il classe les enfants et souligne les erreurs et les faiblesses plutôt que de montrer les progrès et d’encourager l’audace et la créativité.

Le système de notation créé de la frustration. La faute et l’erreur sont systématiquement pointées et soulignées au stylo rouge. Ce système n’encourage pas l’enfant et le rabaisse.

Cela entraîne non seulement un sentiment de stress chez l’enfant mais aussi une humiliation et une mauvaise estime de soi. Si le prof est assez vicieux il classera les copies qu’il a corrigées par ordre décroissant. Celui qui reçoit sa copie en dernier est catalogués cancre de la classe.

L’étiquetage

Ainsi étiqueté l’élève aura tendance à se résigné et sera plus susceptible d’endosser ce rôle de cancre. Les professeurs auront moins de patience et moins d’empathie pour ce genre d’élèves. C’est ce que prouve l’expérience consistant à confier à des instituteurs des enfants en difficultés mais en leur disant que c’étaient des génies. On a fait la même chose pour des élèves brillants qu’on a étiquetés comme des cancres. Le résultat est bluffant! Les cancres se sont retrouvés parmi les meilleurs et les élèves brillants avaient de moins bonnes notes.

Les valeurs

L’école créer un climat de compétition entre les élèves qui va à l’encontre de nos valeur. Les camarades sont vus comme des concurrents. Rappelez-vous quand le fameux classeur entre votre camarade et vous pendant les contrôles. Honnêtement, j’ai même vu ce genre de comportement à l’université. Ben oui je suis allé à la fac! L’idée est que c’est en étant au dessus des autres que je brille. Ce comportement est

L’effet de groupe

Conformité

Les enfants doivent se conformer aux comportements sociaux de leurs camarades qui vont à l’encontre des valeurs que l’on veut leur transmettre.

Voici une liste de comportements qui sont expérimentez au sein d’un groupe et particulièrement à l’école:

  • Codes vestimentaires dictée par les marques,
  • Provocations, réseaux sociaux
  • Critères du « cool inversé » (se comporter de manière répréhensible et paraître cool aux yeux d’un groupe »)
  • Moqueries, brimades des enfants différents ou plus faibles
  • Harcèlement
  • goût prononcé pour les biens matériels
  • consommation à outrance

L’empathie est inexistante dans ce contexte.

L’effet de groupe et l’uniformisation conduit les élèves à vouloir s’assimiler et se fondre dans la masse. Humiliations, effet de groupe, on a tous les ingrédients pour créer une atmosphère délétère.

L’effet Lucifer

Une expérience menée par l’université de Stanford démontre que des personnes jugées saines à la base peuvent avoir une mauvaise influence les unes sur les autres et en arriver jusqu’à torturer des prisonniers sur lesquels on leur a donné un peu de pouvoir. Un phénomène similaire pourrait arriver sous l’impulsion d’un effet de groupe. Tout le monde connaît des histoires de camarades qui étaient brimés et dont on se moquait sous prétexte qu’il était roux ou trop grand par exemple. Ce genre de comportements est amplifié par les réseaux sociaux.

Ces brimades ou remarques désobligeante peuvent très bien venir du professeur lui même. La conséquence est d’autant plus catastrophique sur la confiance en soit de l’enfant que les camarades de classes se sentiront légitimes à l’insulter et le discriminer.

Former la main d’œuvre dont les entreprises ont besoin

Le diplôme ne garanti plus le travail

Le rôle de l’école dans sa capacité de garantir un travail stable n’est plus d’actualité à cause de la concurrence mondiale à bas coût. Compter sur l’école comme unique moyen d’obtenir un travail est une erreur.

Une concurrence qualifiés et low cost

Les diplômes n’ont plus la même valeur  qu’auparavant car ils se sont démocratisés. Le taux de réussite au bac était de 88% en 2018. En effet le nombre de diplômés est de plus en plus important à cause de la démographie nationale et surtout internationale. Ceux qui rentrent sur le marché de l’emploi sont en concurrence avec les chinois ou les indiens. Il faudra ou bien avoir un diplôme très spécialisé où la demande de main d’œuvre est forte ou bien avoir fait des études plus longues dans des établissements plus prestigieux pour sortir du lot.

Vous pouvez observer tout autour de vous une forte tendance des entreprises à délocaliser leurs activités dans les régions du monde à bas cout. Les personnes qui habitent dans ces pays sont payées beaucoup moins que quelqu’un qui travaille en France ou un autre pays occidental. De plus, bien souvent, ils ont des talents et compétences similaires voire supérieur á la main d’œuvre de nos pays occidentaux. Ils sont aussi plus dociles que dans nos pays développés donc plus á même de satisfaire leur employeur.

Le conformisme ne sera pas apprécié et l’originalité deviendra une valeur de premier plan dans le monde du travail. Ce qui n’est pas le cas en classe ou il est préférable que chacun « rentre dans le moule »

Le diplôme ne vaut pas l’expérience de vie

Jack Ma, Créateur de la plateforme de commerce en ligne Alibaba dit qu’il n’embaucherait pas un premier de la classe. Il préférera quelqu’un qui a une expérience en dehors du cursus scolaire car il préfère privilégier des gens du terrain. Pour lui, celui qui sort dans les premiers de sa classe aura tout donné dans son cursus scolaire. Celui qui aura un 12/20 sera surement sorti du savoir purement académique pour travailler à coté et a forcément une vision confronté à la vraie vie.

Je vous mets en liens une vidéo dont je me suis grandement inspiré pour écrire cet article: cliquez ici

Au vu de tous ces éléments il me semble évident que l’école ne rempli pas ses rôles supposés d’instruire, d’éduquer et de préparer l’enfant pour le monde du travail. Par contre elle joue parfaitement son rôle d’endoctrinement et d’uniformisation. Ce modèle n’a aucun avenir. Des expériences comme l’école 42 de Xavier Niel laissent penser que l’horizon s’éclaircit. Voici venu le temps de l’école de la passion et des apprentissages pratiques.

Vous avez des réactions par rapport à ce qui à été dit. Faites nous part de vos commentaires.

 

 

Comment l’instruction en famille (IEF) a commencé pour nous

Notre première rencontre avec l’instruction en Famille (IEF)


Nous avons croisé le chemin de l’instruction en famille (IEF) un petit peu par hasard au gré des rencontres. Au début nous étions carrément contre. Je me souviens avoir réagi à un message sur un forum où une personne disait qu’elle ne scolarisait pas son enfant. Ce qui nous est venu à l’esprit c’était: “C’est chaud! Le pauvre gosse il va être H24 devant son cahier? En plus il peut délirer avec personne. Le lien social c’est important”

J’ai fais un petit article qui traite des préjugés qu’on a eu et que notre entourage a sur l’instruction en famille cliquez sur ce lien pour lire l’article

Karima a ensuite, fait la rencontre d’un groupe de familles qui se réunissaient près de chez nous pour une visite de ferme pédagogique. Après quelques discussions la graine a commencé a germer. Ça n’était plus la réaction allergique du forum de discussion qui se reproduisit. C’était plutôt: “ c’est sympa quand même et les enfants et parents ont l’air épanouis ”.

Enfin, lors de notre pèlerinage à la Mecque en 2015 nous avons rencontré et échangé sur le sujet, un pro IEF convaincu et assez convaincant. Ils pratiquent, lui et son épouse, l’IEF depuis près de 10 ans. A notre retour il n’y avait plus de doute. Nous nous engagions dans l’aventure.

Notre éducation

Bon bien sûr dans la pratique c’est beaucoup moins évident que sur le papier. Qui dit IEF dit éducation positive et bienveillante. Nous étions à des années lumière de ces idées. Nous avions tendance à reproduire les habitudes avec lesquelles nous avons été élevés. Bon… pas tout a fait! On est beaucoup plus “soft” que nos parents.

Il faut avouer que les anciens ne faisaient pas dans la dentelle: humiliation, violence verbale, quelque fois corporelles. Ce sont des mots qui font peur et qui mettent mal à l’aise c’est vrai. Attention ce n’étaient pas des tortionnaires, c’est pas du tout mon propos. Ils ont fait avec ce qu’ils ont pu et avec les moyens du bord.

Ce n’était pas dramatique loin de là. C’était le quotidien de beaucoup de personnes à l’époque quelle que soit la culture d’origine et le milieu social . C’était “normal”. Après tout, à cette époque même les instituteurs nous giflaient ( si, si je vous assure). Je parle bien de l’école en France pas celle du bled, on est d’accord.

Devant l’adversité il faut faire preuve d’ingéniosité. Nous avions développé des techniques pour  faire face : quand on savait que ça aller barder on doublait les couches de vêtements, on s’enfermait dans les toilettes, le temps que ça se décante un peu. Le martinet, vous connaissez cet outil de torture, vendu en grande surface à l’époque… A la fin il ne lui restait que très peu de cordes… du coup on se prenait le bâton de bois… On apprend de ses erreurs!

Morale de l’histoire : Je ne pense pas que ce genre de pratiques nous empêchait de nous comporter mal. Mais en tout cas, ça nous rendait assez inventifs !

Nous sommes sans doute,conditionnés, par les remarques désobligeantes de nos parents, de nos anciens professeurs… C’est ce que nous dit Idriss Aberkane, docteur en Neuroscience,  dans son livre « libérez votre cerveau » auquel je me réfèrerai souvent dans mes articles. Ca s’appelle « l’impuissance apprise ». En gros on est conditionnés par les jugements et les barrières mentales qu’on nous a mis depuis notre plus jeune âge.

Les premiers pas

En tous cas c’était clair pour nous. Nous n’allions pas faire les mêmes erreurs !

Il fallait refaire notre culture parentale et reprendre tout depuis le début. Alors on se renseigne sur l’éducation positive, on lit des livres, on regarde des blogs. Trop bien !

Sur le terrain ça ne donne pas tout à fait la même chose.

Bon sang c’est nous qui sommes nuls ou ce sont eux les super parents ? Au début on pensait que ça venait de nous. Pourtant on a mangé du Faber et Mazlich à tous les repas ! (C’est le nom des auteurs du classique de l’éducation positive : “Parlez pour que votre enfant écoute et écoutez pour que votre enfant parle.” (Oui c’est tout ça le titre lol), on a fait des formations ,et c’est très difficile de mettre en pratique .Ensuite on s’est  dit… que les réseaux sociaux et autres blogs ne reflétaient pas forcément la réalité (tout est beau, tout est rose)

Malgré nos efforts d’apprentissages, on s’est rendu compte que ça allait être chaud de se taper les gosses sans péter un câble. Comment ils font tous les parents qu’on voit sur Facebook ou instagram pour ne pas en jeter un par la fenêtre ? Je vous donne le secret: C’est des mythos. L’éducation parfaite n’existe pas! 

Des nouveaux horizons

On s’est ensuite interroges sur le fait que, seule face aux monstres ça serait difficile de tenir le rythme. C’est pas facile une journée IEF quand il pleut et qu’on obligé de rester à la maison. Toute seule à gérer toutes les tâches périphériques. Ça sera surement plus facile tous ensemble. Du coup j’ai revêtu ma cape et est arrivé à la rescousse, et j’ai pris mon Congé parental de 6 mois. Ça n’existe qu’au Luxembourg un congé parental aussi long. En plus les 2 parents peuvent en bénéficier.

6 mois à la maison, en Moselle, dans la grisaille… C’est pas comme ça qu’on s’imaginait un congé parental. Et si on partait au soleil ? Ca serait l’occasion de tout recommencer à zéro. Notre nouveau départ. Oui ok. T’es sûre? On fait quoi de tous nos meubles? Fais tes valises on verra plus tard!

L’idée du blog

« Si vous gardez les poings fermés vous n’obtiendrez que quelques grains de sable. Mais si vous ouvrez les mains, vous obtiendrez tout le sable du désert»

Dogen (maitre zen japonais 1200-1253)

Ainsi est venue l’idée de notre blog. Déjà on voulait immortaliser notre voyage et ensuite on s’est dit que ça pourrait être bien de partager notre quotidien avec d’autres parents qui se posent peut être les mêmes questions que nous. Donc notre objectif, c’est de vous faire découvrir nos difficultés, nos joies, nos réussites en espérant pouvoir partager avec vous ce qu’on a appris. Si ça peut profiter à d’autres parents passant par les mêmes difficultés tant mieux.

Sans plus tarder on va faire les présentations, c’est par ici 

 

Les intelligences multiples

                                    Vous considérez-vous comme quelqu’un d’intelligent ?

A cette question, beaucoup d’enfants et peu d’adultes répondent par l’affirmative.

Alors que s’est-il passé entre ces 2 périodes de notre vie ?

Les personnes qui ne se considèrent pas comme spécialement intelligentes se souviendront sûrement de leur scolarité et des notes qu’ils obtenaient pour juger de leur niveau d’intelligence. Peut être vous souvenez vous du dernier test de QI que vous avez passé lors d’un entretien d’embauche ?

Vos notes à l’école ou vos tests de QI sont-ils des critères implacables pour mesurer votre niveau intellectuel ? Nous allons tenter d’y voir clair

Qu’est ce que l’intelligence ?

Lorsque nous parlons d’une personne intelligente que voulons-nous dire ?

Tout le monde s’accordera sur le fait qu’une personne intelligente c’est quelqu’un qui va rapidement au cœur d’un problème, qui sait communiquer, qui a des connaissances dans beaucoup de domaines différents, qui résout les problèmes avec ingéniosité.

On peut aussi prendre la définition suivante: “c’est la capacité à acquérir et à utiliser un savoir.” Cette capacité résulte de toute une gamme d’activités mentales, notamment la perception, la mémoire, la résolution de problèmes et la créativité.”

La conception traditionnelle veut que l’intelligence soit en étroite relation avec les résultats scolaires. Cela est trop réducteur et cette conception erronée néglige d’importantes aptitudes. 

Nous objecterons que ceux qui réussissent à l’école ne sont pas forcément ceux qui réussissent le mieux dans la vie pratique. L’intelligence de ceux qui ont de bonnes notes n’est elle pas uniquement de savoir ce que les professeurs attendent d’eux et donc, de répondre de la manière adéquate ?

Pourtant les notes et les examens sont devenus la norme pour bon nombre de sélections. Il est vrai que l’obtention d’un bon emploi est corrélée à la réussite aux tests, particulièrement en France. Cela peut altérer la perception qu’on a de soi-même.

Le livre de Idriss ABERKANE « libérez votre cerveau » est truffé d’exemples. Voici un extrait: « Le général GIAP mit en déroute les armées les plus entrainées pendant la guerre du Vietnam, alors qu’il n’eût aucune formation militaire formelle. »

« Là où Bernard LAW MONTGOMERY (maître tacticien héros britannique de la 2nde guerre mondiale) était un élève moyen », « le désastreux et bien nommé Maurice GAMELIN (général français, dont la stratégie de défense fut un désastre) sortit major de Saint-Cyr, en 1893. »

Les intelligences multiples

 

intelligences multiplesHoward GARDNER est le psychologue à l’origine de la théorie des intelligences multiples. Selon lui, tout le monde possède une intelligence et des capacités qui parfois ne sont, ni mesurable par un test de QI, ni par un examen scolaire.

Selon cette théorie nous développons certaines intelligences plus que d’autres.

GARDNER classifie ces intelligences de la manière suivante :

-Logico-mathématique

-Linguistique

-Visuo-spatiale

-Musicale

-Kinesthésique

-Inter personnelle

-Intra personnelle

-Naturaliste

Quelle est votre intelligence ?

Logico-mathématique : Cette intelligence consiste à résoudre des problèmes par le raisonnement, c’est la capacité de penser de façon abstraite et logique. Ceux qui en sont dotés apprécient les casses têtes et les échecs.

Linguistique : Le bon usage du langage dans la communication. C’est la capacité de jongler avec les mots : ils apprécient la lecture, écrire et raconter des histoires, aiment les jeux de vocabulaire comme le scrabble et les questions.

Visuo-Spatiale : Percevoir les relations entre les objets dans l’espace. C’est la visualisation. Ils apprécient la conception de plans, inventer des choses, déplacer les meubles chez vous.

Musicale : Le talent de qui joue d’un instrument, compose ou chante, saisir le rythme et le son de la musique. Ils ont l’oreille musicale et du rythme.

Corporelle Kinesthésique : Effectuer des mouvements précis et gracieux, pratiquer des sports. Ils sont très portés sur le sport et ont une excellente coordination ainsi que du cran.

Inter personnelle : Leur talent est de savoir interagir avec les gens. Ils ont développé une aptitude à comprendre l’humeur et l’intention d’autrui. Ils sont très sociables.

Intra personnelle : Elle consiste à comprendre ses propres sentiments et émotions, et à les utiliser pour guider son propre comportement. Ils se sentent assurés et à l’aise de travailler seuls.

Naturaliste : La personne qui a une intelligence naturaliste développée à une sensibilité toute particulière à la nature et aux éléments qui la composent et aime entretenir un rapport privilégié à cette nature

« Demandez a un poisson de monter à un arbre il se considèrera comme un crétin jusqu’à la fin de sa vie ». Albert Einstein

Les intelligences et l’école

Les intelligences maudites

L’école ne favorise que 2 formes d’intelligence :L’intelligence logico mathématique et celle dite linguistique.

Les 5 autres intelligences sont totalement indétectables. Pire, l’expression de certaines peuvent être punies. C’est le cas par exemple de l’intelligence interpersonnelle, dont la force est de créer du lien avec les autres. Les personnes dotées de cette intelligence auront tendance à bavarder plus souvent que leurs camarades.

Certaines personnes dotées d’une intelligence kinesthésique sont diagnostiqué comme étant hyper actives. On finit par leur prescrire de la « Ritaline » afin de les assommer et qu’ils puissent rentrer dans le moule de l’éducation nationale.

L’école crée beaucoup de souffrance, et un grand nombre d’échecs scolaires pourraient être évités si on mettait en avant ces 8 intelligences.

Soumettre son cerveau ?

Est-ce à l’école ou aux cerveaux de s’adapter ?

La réponse peut paraître difficile à traiter lorsque l’on parle de choses aussi intangibles que l’intelligence. Pourtant la question ne se pose plus quand on fait l’analogie suivante : lorsque vous allez voir un cordonnier, est-ce à votre pied de s’adapter à la chaussure ou le contraire ?

Il ne viendrait à l’esprit de personne de dire que c’est au pied de s’adapter à la chaussure.

Alors pourquoi devrait il en être autrement pour l’esprit et le cerveau humain qui est considéré à l’unanimité comme la machine la plus incroyable qui existe ? Et ce malgré tous les progrès qui pourraient être réalisés dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Developper son intelligence

Comment développer et orienter au mieux ces formes d’intelligences, et répondre aux besoins qui en découlent?

Détecter les talents

Trouver son intelligence passe par l‘étape de l’observation. Prendre conscience des intelligences de chacun et essayer de les développer chez chacun pourrait être la voie la plus logique et la plus raisonnable après tout. Il faudrait donner la possibilité de développer ces intelligences multiples dans le cadre de l’école mais aussi au travail.

Cela pourrait par exemple se concrétiser dans les choix des membres d’un projet selon l’intelligence de chacun.

Les responsables doivent donc être attentifs à ces intelligences pour pouvoir extraire et polir le diamant qui réside dans chacun d’entre nous.

Il faut donc pouvoir être capable d’identifier sa « zone » comme l’explique Ken Robinson dans son livre « l’élément ».

La zone qu’est ce que c’est ? comment l’identifier?

Notre zone est tout simplement la matière qui nous fait vibrer. On pourrait y passer 4 heures sans voir le temps passer. On est complétement absorbé par l’activité et en sortir demande un certain effort.

Développer les talents

Utiliser son cerveau de manière efficace.

L’usage actuel que nous faisons de notre cerveau est incroyablement limité par rapport à son potentiel. Il est courant d’entendre que nous n’utilisons que 10% de notre cerveau. Cela est à vrai dire, assez difficile à établir.

Ce qui est certain c’est que certains grands génies ont eu la possibilité de développer ses capacités plus que les autres. Ces capacités ne sont pas innées contrairement à ce qu’on pense. Elles sont à la portée de quiconque sait utiliser son cerveau de la bonne manière. Tout le monde a en réserve des aptitudes, des ressources ou des talents qui attendent d’être utilisés et développées.

Leonard de Vinci ou Albert Einstein avaient réalisé leur œuvre non pas parce qu’ils étaient dotés de cerveaux exceptionnels, mais parce qu’ils avaient été capables, plus que les autres, de faire un plus grand usage de leur puissance cérébrale.

Autrement dit, nous pouvons nous aussi faire de nos enfants des génies, si nous identifions leurs talents et les poussons à s’améliorer.

Chacun a accès à ce vaste potentiel que représente le cerveau humain, plus puissant et plus complexe que n’importe quel ordinateur.

La créativité

En plus de son talent naturel, un vrai plus peut l’aider à s’accomplir dans le monde professionnel: la créativité. C’est le talent qui nous rend différent les uns des autres. C’est donc cette capacité qui nous rend exceptionnel et difficilement imitable.

Trouver des amis avec des passions communes

Fréquenter des personnes passionnées par la même chose ou ayant la même intelligence aura pour effet de se sentir intégré à un groupe. La différence est alors plus facile supporter, de plus cela peut créer une rivalité saine dans laquelle on pourra grandir et s’épanouir.

Les intelligences multiples pour aller plus loin

Manque de preuves scientifiques

On peut reprocher à la théorie des intelligences multiples de ne pas reposer sur assez d’expériences scientifiques ou de ne pas hiérarchiser ces intelligences. (Il y en aurait certaines plus indispensables que d’autres).

Selon moi, une pédagogie prenant en compte les intelligences multiples valorisent l’enfant. Contrairement à l’école classique où le discours de certains professeurs et les notes aux examens peuvent amener l’enfant à douter de ses capacités, les intelligences multiples sont identifiées et poussent l’enfant à progresser.

Un environnement favorable

Je ne remets pas en question le travail des professeurs. Les cours dispensés avec enthousiasme par des professeurs engagés et passionnés par leur mission, sont beaucoup plus efficaces pour influencer un enfant dans son apprentissage. Ils ne se lassent pas d’user de stratagèmes encourageants et donc, d’enseigner avec pédagogie et bienveillance

Au fond ne serait ce pas cela le plus important ? Que l’enfant ne baisse pas les bras, qu’il persévère jusqu’à comprendre et surmonter la difficulté.

De nouvelles perspectives

De nouvelles initiatives vont dans le sens de l’exploitation des intelligences multiples. Il y a un intérêt grandissant pour les « soft skills » des postulants à un emploi. Autrement dit, au delà des compétences purement techniques, les employeurs sont désormais plus à l’écoute des intelligences multiples pour pouvoir les intégrer avec harmonie au sein d’un projet ou d’une équipe.

Bien sûr les connaissances techniques sont importantes mais elles ne font plus partie des premiers critères pour la sélection des candidats. Une fois le candidat sélectionné, il suit une formation sur quelques semaines concernant les compétences techniques et pratiques.

On peut conclure en disant que mesurer l’intelligence avec un test de QI semble bien réducteur pour appréhender quelque chose d’impalpable et d’aussi puisant que l’intelligence humaine. C’est vouloir mettre la grandeur de l’esprit dans une case bien trop petite.

La vraie intelligence ne serait-il pas de se dire: “je ne connais pas la réponse mais je peux me débrouiller pour la trouver”? C’est une intelligence qui n’est malheureusement pas enseignée à l’école. Cette capacité ne peut se trouver que chez une personne qui a confiance en elle, une personne qu’on a encouragé à trouver sa voie et qu’on aidé à grandir dans sa zone. C’est seulement en éduquant de cette manière que de plus en plus d’enfant et d’adulte trouverons leur place dans la société.

 

Avez-vous connaissance de votre ou vos intelligences ? Reconnaissez vous la vôtre ?

N’hésitez pas à partager l’article et à laisser vos commentaires .

enfants regardant écran

Touche pas à mon écran!


Assis à la table du restaurant, je regarde la scène. Les parents discutent calmement, sans être interrompus. Les enfants n’ont pas plus de 5 ou 6 ans et, pourtant, je n’ai pas entendu le son de leur voix depuis le moment où nous sommes installés. Mais bon sang ils ont été drogués ou quoi ?

A coté de ce tableau idyllique, les miens ne restent pas en place et trouvent toutes les raisons du monde pour se disputer. Je commence à me demander si c’était une bonne idée de les avoir ramenés avec nous !

En y regardant de plus près, je m’aperçois que les yeux des enfants de nos voisins de table sont figés. Ils sont littéralement hypnotisés. Ils sont sur un téléphone portable. Le mystère s’éclairci. Ils sont entrain de regarder un dessin animé… 

Chez nous c’est tout aussi clair. La politique c’est : Pas d’écran avant 3 ans. C’est vrai, on est un peu en mode taliban sur ce sujet. À tel point qu’on a supprimé la télé chez nous

Notre entourage pense qu’on est trop radicaux. C’est peut être vrai… On a sans arrêt droit aux sempiternelles remarques (je suis sûr que vous n’avez plus entendu ce mot depuis une bonne dizaine d’année): “Les pauvres ils ne regardent jamais  de dessins animés?”,”Mais vous faites quoi le soir du coup? “,”Vous discutez?”. On passe vraiment pour des extra terrestres. Certains quand même sont admiratifs (c’est rare). Récemment j’ai même eu droit à un “la classe!”

On se pose encore la question du bien fondé de cette décision de ne pas offrir d’écran en libre service à nos enfants. Est-ce qu’on est trop radicaux ? Il y a tellement d’avis sur les écrans qu’il est difficile de se faire une idée.

Ce qu’on vous propose c’est d’abord de voir les avantages de mettre les enfants devant les écrans, ensuite les inconvénients. On essayera ensuite de se faire une idée sur leur nocivité. 

Les écrans ça change la vie !

“Après tout, on a grandi devant le club Dorothée on est pas pour autant des “cassos””

Citation de mon pote Nico

Je vous mets en vrac tout ce qu’on peut entendre où tout ce qui est considéré comme positif pour mettre les enfants devant la télé.

Le temps libre

Mettre les enfants devant un dessin animé capte leur attention. Du coup, on est tranquille pendant toute la période où ils sont devant. Ça laisse du temps pour soi, et ça, j’avoue qu’a certains moments j’en aurais vraiment besoin. Et puis au moins, pendant ce temps là, ils ne se disputent pas.

Apprendre avec les écrans

« Y a pas que des bêtises à la télé». Surtout depuis que la VOD existe, on peut regarder du contenu de qualité choisi au préalable. On peut apprendre des tas de trucs devant des émissions de vulgarisation du savoir comme par exemple « C’est pas Sorcier », ou un reportage sur les animaux dans leur environnement naturel.

Si on se pause avec eux on peut en profiter pour leur expliquer ce qui est incroyable et fascinant dans le monde qui nous entoure.

Apprendre les langues étrangères

Je me souviens avoir discuté avec un père qui me disait qu’il mettait sa fille devant les dessins animés en anglais pour qu’elle assimile naturellement la langue. Comme le faisait remarquer ce papa « tout le monde le sait les enfants sont comme des éponges, à cet âge là ils absorbent tout ! » Ce point est rediscuté un peu plus loin dans l’article

Les logiciels et autres applications

Au delà de la télévision, il y a des logiciels qui sont fait pour les enfants, ils sont étudiés de manière à ce que l’enfant progresse au fur et à mesure. Il peut interagir avec l’ordinateur et se corriger de manière ludique sans pour autant subir le jugement du correcteur. 

Divertir

« Les pauvres gamins il faut les laisser respirer un peu» Ils ont aussi le droit de se détendre un peu en regardant des dessins animés ou un film adapté pour leur âge. C’est divertissant ! En plus on ouvre tout un monde de découverte et de curiosités. En se plongeant dans l’univers des films et des dessins animés, Ils peuvent développer leur imaginaire.

Le revers de la médaille

Le climat ambiant est assez mitigé sur la question des écrans. Surtout la communauté scientifique qui est dithyrambique sur la nocivité des écrans. Et puis y a pas photos : Vous préfèreriez que votre enfant joue aux échecs ou a un jeu vidéo ?

Là aussi on a besoin de faire un peu de ménage.

Nous allons voir que certains de ces arguments bien que très convaincants cachent une autre réalité. Celle-ci n ‘est pas visible sur le court terme mais sur le long terme les méfaits peuvent être beaucoup plus visibles.

Pour mettre les pieds dans le vif du sujet on va voir ce qu’en pensent les scientifiques et autres spécialistes de la petite enfance.

Les arguments scientifiques

Des difficultés cognitives

Une études menée par des chercheurs américains du centre médical de l’hôpital pour enfants de Cincinnati publiée dans la revue JAMA Pediatrics montre qu’il existe une corrélation entre le temps d’exposition des enfants aux écrans et leur niveau de lecture, d’écriture et de langage.

Conclusions confirmés par les IRM

Dans la même étude, les IRM ont pu montrer que la matière blanche était plus faible chez ceux qui étaient exposés aux écrans. La matière blanche, c’est ce qui fait la connexion entre les différentes zones du cerveau. C’est dans cette zone que se trouve le centre nerveux qui donne la faculté de réfléchir et de relier les idées entre elles. Autrement dit, la zone qui sert à réfléchir est altérée chez les enfants sur exposé aux écrans.

Cliquer sur ce lien pour lire les détails sur cette recherche scientifique

Comportements agressifs

Dans une seconde étude, Des chercheurs canadiens de l’Institut CHEO, de l’université d’Ottawa et de Carleton, ont mené leurs travaux auprès de 4.524 enfants de 8 à 11 ans à travers les Etats-Unis. Ils en ont conclu que le comportement des enfants peut s’en trouver affecté. Ils ont par exemple des difficultés à gérer leurs émotions et sont davantage sujets à des crises de colère.

Addiction

Les écrans rendent dépendants. Même les plus petits demandent leur dose. Ils se faufilent derrière nous lorsque nous consultons notre téléphone et nous réclame sans arrêt des vidéos: “papa une vidéo, rien qu’une seule…” et je commence a flipper quand il me menace avec la fourchette quand je refuse…

Les écrans sont addictifs. C’est un fait! Si quand vous rentrer chez vous vous l’allumez instinctivement. Si vous allumez votre téléphone à la minute où vous vous réveillez, vous êtes probablement, dépendants vous aussi.

Certains pays comme la Chine, les Etats Unis ou le Japon ont carrément créé des camps de désintoxication pour les personnes qui sont jugées trop dépendantes de leur téléphone portable. cliquez sur le lien pour voir cet article.

On est d’accord ce sont des cas un peu extrême mais ils existent. Certaines personnes préfèrent rester seul sur leur écran plutôt que de vivre la vraie vie. C’est triste non ?

Des réserves

J’entends déjà certains d’entre vous dire ce sont des exemples assez extrêmes et les études prouvent qu’il y a corrélation mais pas forcément causalité: Ces liens pourraient par exemple s’expliquer par le milieu social dont ils sont issue ou même peut être par l’alimentation. Ce qui est sûr c’est qu’il faut s’interroger sur ce que cache cette surconsommation d’écran. L’interaction avec les tout petits est un élément indispensable pour son bien être et son développement cérébral. Le lien social est tout aussi important pour les adolescents et les adultes. Ne comptez pas sur votre écran pour créer du lien.

Le lien social

Les écrans limitent les échanges

Les écrans peuvent affecter le lien social et limiter les interactions entre les membres de la famille. Pas besoin d’arguments scientifiques pour le prouver. Vous avez déjà dû faire l’expérience vous même. Une fois la télé allumée tout le monde est hypnotisé.

La communication et l’échange sont essentiels pour pouvoir éduquer et orienter nos enfants. Peut on vraiment parler d’éducation si le peu de temps qu’on passe en présence les uns des autres n’est pas mis à profit pour en savoir plus sur la vie ou le ressenti des uns et des autres ? N’est ce pas le moment idéal pour faire ce que les anciens appelaient “discuter?” Lorsque les écrans interfèrent dans notre vie sociale, au bout de très peu de temps on n’a plus grand chose à se dire et le fossé se creuse. Ce phénomène peut être observé entre frères et soeurs; entre les enfants et les parents et même au sein des couples. J’ai déjà entendu dire « moi je suis sur ma tablette, lui devant son match de foot ». C’est triste non ?

Les écrans nous coupent de notre environnement.

 Vous avez peut être déjà vu l’expérience où on a donné une tablette à des enfants. Pendant qu’ils sont sur les réseaux sociaux ou un jeu, on change soit la décoration de la pièce où ils sont, soit les personnes qui sont autour. L’enfant ne se rend compte de rien. Les enfants étaient complétement absorbés par leur écran et étaient surpris de découvrir que tout avait changer autour d’eux sans qu’ils ne remarquent rien.

Perte de temps

« Ce n’est pas que nous disposons de très peu de temps, c’est plutôt que nous en perdons beaucoup »

Sénèque

Il faut avouer que la plupart du temps on peut qualifier le contenu de ce qui nous absorbe autant comme de la perte de temps. Les raisons qui nous poussent à prendre la tablette peuvent quelques fois, être louables. « Juste 10 minutes, j’ai pas eu le temps de souffler aujourd’hui ». Mais ne soyons pas dupe, au bout d’un quart d’heure on se retrouve à regarder des vidéos sur Facebook où suivre la story d’un inconnu sur Instagram. Si c’est juste 30 minutes c’est pas bien grave tout le monde a besoin de se divertir, mais lorsqu’on y passe 3 heures…

Les écrans avant de dormir

Beaucoup de personnes se plaignent que leurs enfants aient du mal à dormir ou font des cauchemars. L’exposition aux écrans pourrait en être la raison. Il est préconisé de limiter les lumières bleues avant d’aller se coucher. Le sommeil est un besoin physiologique. Il est donc important que les enfants soient assez reposés pour attaquer la journée dans les meilleures conditions.

Les écrans comme moyen d’apprendre

L’apprentissage passif

Il est prouvé que regarder un documentaire n’est pas efficace pour apprendre du nouveau contenu. La pratique est essentielle voire plus importante que la théorie, par exemple, l’apprentissage des langues.

Une étude sur le langage consistant à exposer des bébés à une langue étrangère en les faisant écouter un contenu audio et ensuite vidéo montre que dans les 2 cas l’enfant ne réagit pas à certains sons non utilisés dans leur langue maternelle. Au contraire, lorsqu’une personne interagit avec l’enfant dans cette même langue étrangère leur niveau est le même que les bébés dont c’est la langue maternelle. La conclusion est donc que les bébés ont des capacités d’apprentissage incroyables, mais, le lien humain est le biais indispensable pour que l’enfant assimile le savoir. Mettre nos enfants devant des écrans sans solliciter d’interactions ne leur apprendra pas quoique ce soit. L’interaction est essentielle pour apprendre. Cliquez sur ce lien pour voir la vidéo

L’interaction

Ça ne veut pas dire qu’il faille complétement délaisser la technologie comme moyen d’apprentissage. Les moyens technologiques permettant les interactions entre l’apprenant est la machine vont devenir de plus en plus courants. La raison est simple : ça rend l’apprentissage plus amusant que le cours classique donné par un professeur devant une classe à moitié endormie.

Les enfants sont acteurs dans leurs apprentissages. Ils sont corrigés par le système et n’ont donc pas cette aversion à l’erreur. L’apprentissage devient un jeu.

Les écrans sont plus nocifs que bénéfiques pour les enfants lorsqu’ils sont consommés sans modération. Les scientifiques sont unanimes sur les méfaits. Le cerveau peut s’en trouver endommagé et le comportement des enfants affectés. La question légitime qu’on pourrait se poser est, pourquoi ces enfants passent autant de temps devant les écrans? Le vrai problème est là. N’y a t’il pas des choses plus intéressantes à proposer que de rester devant la télé? Pour les personnes plus ageés (ados et plus) le vrai problème c’est le lien social. Les réseaux sociaux et autres contenus de divertissements mettent des barrières entre nous. La cohésion et les liens familiaux s’effritent au fur et à mesure que le temps s’écoule. Le temps passé ensemble est essentiel pour souder une relation.

Vous avez un commentaire sur cet article? Comment gérez vous le temps d’écran chez vous? Vous avez un conseil a donner à d’autres parents? Laissez nous un commentaire ci dessous.