enfants lisant un livre

Les 13 idées reçues sur l’Instruction en Famille

Nous sommes en Septembre. La plupart des enfants ont repris le chemin de l’école. C’est à nouveau l’heure de répondre aux questions concernant votre choix de ne pas scolariser votre enfant. C’est aussi le moment où le doute se fait plus pesant pour les parents qui se lancent dans le projet de l’Instruction en famille. Les remarques désapprouvant votre décision vous blesseront peut-être. Et vous vous énerverez de devoir sans arrêt, vous justifier.

Pas de panique voici un article qui, je l’espère, renforcera vos convictions et vous confortera dans votre choix de faire l’instruction en famille. Nous allons reprendre toutes les idées reçus dont on nous a faire part et y répondre.

« Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d’un pas ferme »

Saint Augustin

Les normes sociales

Idée reçue #1  Les enfants faisant l’instruction en famille manquent de relations sociales 

C’est la remarque par excellence contre l’Instruction en famille. Contrairement à ce que l’on peut croire, faire l’IEF ne signifie pas rester cloitré à la maison assis sur une chaise à longueur de journée comme pourrait l’être un enfant scolarisé.

Plus de temps pour jouer

Le temps consacré aux cours formels ne représente chez nous que très peu de temps. Il est vrai que nos enfants sont encore petits mais c’est la même chose chez la plupart des enfants non scolarisés. Ceux qui sont un peu plus grands peuvent passer de 2 à 3 heures par jour à étudier selon les envies et les progrès de chacun. C’est bien assez pour étudier et assimiler un travail que la plupart des étudiants scolariser passeront plusieurs heures à étudier.

Un tissu associatif important

Le reste du temps les enfant peuvent côtoyer les autres enfants non scolarisés. Et il y en a plus que vous ne pensez. Des rassemblement de familles « unsco » se font un peu partout. Ces rassemblements sont très hétérogènes car ils regroupent des gens provenant de divers horizons et de classes sociales différentes.

Les activités

Nos enfants font aussi du sport en club. Bahia n’est pas encore inscrite à cause de son jeune âge. Moussa fait du judo. Il a essayé l’escalade,l’escrime la natation, la gym. Notre démarche est de leur faire découvrir plusieurs disciplines pour qu’ils sachent ce qui leur plait réellement. Ça leur permet aussi de fréquenter d’autres enfants de leur âge et surtout d’acquérir des valeurs qui sont importantes pour nous, comme par exemple l’accomplissement de soi, la résilience, le goût de l’effort etc

A notre avis les enfants en IEF ont beaucoup plus d’occasions de se sociabiliser qu’à l’école car ils ont plus de temps à consacrer à cela. A l’école, les seuls moments propices pour se faire des amis sont : le quart d’heure de récréation le matin et l’après midi et éventuellement le temps du repas. En dehors de ça toutes conversations ou échanges est prohibé.

Idée reçue #2 L’Instruction en famille (IEF) les rendra   incapable d’affronter les autres

Femme s'entrainant au combat

L’Instruction en famille (IEF) est très souvent interprétée à une crainte des parents de voir leur enfant se faire agresser.

Ça peut être le cas en effet, mais le choix de l’instruction en famille en tous cas d’après ce qu’on a pu voir dans notre entourage, ne se fait pas pour cette raison. Ca n’est pas notre motivation première. On ne peut pas nier que ça existe. Bien sûr nous voulons protéger nos enfants contre tous types d’agressions qu’elle soit physique ou psychologique; qu’elle vienne des élèves ou même de la mauvaise influence de certains professeurs.

Qui n’a jamais entendu parler de harcèlement à l’école? Nous ne voyons pas où est le mal à vouloir protéger son enfant.

Je revois encore mon ami me dire: “Ca ne sert à rien de les surprotéger ça ne les rendra que plus faiblesquand ils devront se confronter aux autres”. Selon les personnes qui pensent de cette manière, il faudrait que leur enfant affronte les autres pour ne pas se laisser marcher sur les pieds.

Nous sommes d’accord qu’il faut qu’ils apprennent à se défendre. Mais il ne faut pas oublier qu’on parle d’enfants. Je ne suis pas sure que les jeter dans l’arène soit la meilleure solution. Et si ils n’y arrivaient pas ? Le risque est qu’ils n’aient pas le mental pour surmonter la difficulté. Pour nous c’est en se construisant soi même qu’on peut commencer à interagir sereinement avec les autres.

La construction de soi

Nous naissons avec des prédispositions naturelles. Le caractère et nos talents innés en font parti.

Le tempérament et le caractère sont présents et prédéterminés génétiquement dès la naissance. Cependant, l’environnement externe à aussi une influence sur la réaction de chacun face à l’adversité. En grandissant il est évidemment possible de reprendre de l’emprise sur nos émotions et d’ailleurs l’un des rôles des parents est de les aider à grandir avec leurs émotions.

Cliquez sur le liens suivant pour en savoir plus sur la formation du caractère chez l’enfant 

Avoir peur mais le faire quand même

La crainte fait partie de chacun d’entre nous. Les façons de surmonter cette peur peuvent être apportées par l’environnement de l’enfant, le conditionnement et les encouragements.

Contrairement aux préjugés, l’instruction libre peut permettre à l’enfant de renforcer sa personnalité pour affronter les autres de manière plus sereine. L’enfant évolue dans un environnement bienveillant et favorable à la construction de soi.

Critiques des parents

Vous l’aurez compris, c’est là qu’on parle de ceux qui critiques ouvertement vos choix éducatif (vous les parents indignes). Leur jugement se fait plutôt par des allusions. Alors plutôt que de vous énerver expliquez leur…

Idée reçue #3 Il faut bien qu’ils apprennent quelque chose

L’instruction libre n’est pas un moyen trouvé par les parents qui ont du mal à se lever le matin pour ne pas accompagner leurs enfants à l’école. Les enfants apprennent énormément de choses. Et ils le font sans se forcer. Lorsqu’ils sont jeunes les enfants sont curieux de tout. Il suffit donc de leur servir ce qu’ils ont envie de déguster.

Idée reçue #4 Vous n’avez pas le niveau suffisant et la pédagogie nécessaire pour instruire. 

femme en burn out

Le niveau scolaire

Il n’est pas nécessaire d’avoir un quelconque diplôme pour instruire son enfant lorsqu’il est en primaire.

Pendant les premières années, le parent dispose du niveau d’étude requis pour enseigner la lecture et les savoirs basiques en mathématiques (ces matières sont mises en avant instinctivement par quiconque voudrait jauger le niveau scolaire d’un enfant).

Au-delà de ces matières, il suffit de se documenter un minimum pour traiter le contenu du programme scolaire pour les petites sections. Nous ne disons pas qu’il faut se restreindre au programme scolaire, mais en France tout du moins, un contrôle se fait par l’inspecteur d’académie pour vérifier que les fondamentaux sont acquis. Nous sommes donc un peu obligé de feuilleté ce programme à un moment ou à un autre.

Lorsqu’ils sont un peu plus grand le niveau du parent enseignant peut être remis en cause si le parent à des lacune dans certaines matières. Dans ce cas rien n’empêche de sollicité un professeur particulier pour cette matière. Nous sommes d’accord tout ça a un coût mais il est important de comprendre que ça en vaut la peine. Pour nous c’est un investissement.

Les débuts de leur apprentissage en IEF (instruction en famille) devraient permettre aux enfants d’acquérir plus d’autonomie et de pouvoir se documenter eux même tout en suivant leur cours par le biais de livres ou d’internet. Les cours par correspondance sur internet permettent de recevoir des retours sur leur travail par un professeur agrée.

La pédagogie 

Certains décident d’adopter des pédagogies alternatives comme celle de Montessori, Waldorf ou Freinet par exemple. Bien sûr, s’y intéresser est appréciable car il est plus agréable d’évoluer dans un cadre prédéfinit qui aborde les connaissances de manière pédagogique et facile à assimiler.

Enseigner tout en étant le parent n’est pas une mince affaire, il faut faire preuve de beaucoup de patience et de doigté. Le thème de l’éducation est très vaste et il faut avoir un certain savoir faire pour  essayer de corriger les mauvais comportements et encourager les bons en ayant recours à des moyens appropriés .

Savoir être

Idée reçue #5 Il faut avoir une patience à toute épreuve pour pouvoir faire l’instruction libre 

Contrairement à ce que vous pourrez voir sur les autres blog ou article sur l’IEF, nous admettons volontiers qu’il est parfois difficile de garder son sang froid. D’ailleurs je pense régulièrement que ce n’est pas fait pour moi lorsque je laisse la fatigue et mes émotions me submerger. Ceci n’est pas une fatalité ! j’essaie de me soigner, ce blog nous aide justement à rechercher les techniques pour nous améliorer et nous former pour donner la meilleur éducation possible à nos enfants.

Etre parent est un métier à part entière. Pourtant personne ne nous à enseigner à devenir bon à cela…

Au-delà de la pédagogie il est important de se former à communiquer et se comporter avec les enfants. L’éducation positive n’est, selon nous, pas un effet de mode. On en parle de plus en plus dans les médias. Notre façon de nous comporter avec les enfants a des conséquences sur leur bien être et leur développement psychologique.

Les sorties avec les membres de l’association dont je fais parti m’aident beaucoup. Ce genre de rencontres m’aide à recharger les batteries car les enfants, quand ils sont entre eux, demandent moins d’attention et je peux discuter tranquillement avec les adultes qui sont présents.

Idée reçue #6 Les parents IEF sont irresponsables 

L’IEF est une négligence qui peut être dangereuse et compromettre l’avenir des enfants 

Nous sommes des parents qui voulons la réussite de nos enfants. Nous avons été nous même écoliers et connaissons les points forts et les points faibles du système scolaire.

Avec l’éclairage des récentes découverte en neurosciences, les plus grands experts de l’éducation admettent qu’il faut, non pas réformer le système éducatif , mais carrément le révolutionner.  Cliquez sur le lien suivant pour découvrir pourquoi nous pensons que l’école a besoin de se réinventer

L’école ne peut pas rester la même que le siècle dernier et devra se réinventer pour s’adapter à chacun des élèves. Le temps de l’éducation standard pour tout le monde est dépassé. L’éducation doit devenir personnalisée.

Quel véritable risque les parents font vraiment peser sur les épaules de leurs enfants ?

Nous avons choisi cette manière d’instruire nos enfants malgré la difficulté que cela peut représenter. Nous sommes convaincus que rien qui n’en vaille la peine ne s’acquière dans la facilité. Si nous voulons que nos enfants pensent par eux même et soit éduqués avec nos valeurs, nous devons fournir ces efforts.

En tous cas, la peur de ne pas réussir ne peut pas être le moteur de nos prises de décisions. Nous ferons du mieux que nous pouvons et on verra bien où cela nous mène.

Idée reçue #7 Ceux qui font l’IEF ont idéologie trop radicale 

Nous comprenons que remettre en question un modèle aussi communément admis que l’école peut faire peur. Mais la peur ne doit pas être le frein de l’innovation. Chaque révolution est passée par les 3 étapes suivantes : « c’est ridicule »,  « c’est dangereux », « c’est évident ».

Idée reçue #8 Vous risquez de gâcher son potentiel 

Nous ne comptons pas sur l’école pour révéler le potentiel de nos enfants. Le rôle des parents en IEF est de faire découvrir le maximum de sujets différents justement pour que l’enfant puisse manifester son intérêt. Ces connaissances pourront par la suite être approfondies jusqu’au point désiré.

Si par la suite, l’enfant décide d’approfondir un sujet en particulier, les parents pourront toujours faire appel à un professeur capable de répondre à ses interrogations. Il n’est pas non plus impossible que l’enfant désire reprendre une scolarité dans un cursus normal. C’est d’ailleurs ce qui arrive souvent à partir d’un certain âge.

Idée reçue #9 Ils auront des difficultés à être re-scolarisés si un jour ils en ont envie

Nous connaissons pas mal d’enfants qui ont étés rescolarisés.

Pour la plupart la reprise se passe très bien et ils sont même en avance sur le programme.

Ils se réadaptent assez facilement, surtout lorsque la décision de re-scolarisation vient d’eux.

Pour d’autres la reprise est un peu plus difficile car ils rentrent dans un cadre qui est beaucoup plus rigide que ce qu’ils avaient l’habitude d’avoir. Dans ce cas ou ils persévèrent ou ils reviennent à l’IEF mais cette fois ci sans regret.

Idée reçue #10 Vous transposez votre mauvaise expérience de l’école sur votre enfant 

Il est vrai que je n’ai pas un excellent souvenir de l’école mais je pense pouvoir faire la part des choses. Je pense que notre démarche est une note d’espoir, plutôt qu’un regard aigri sur le passé. Nous sommes plus séduits par l’école libre que nous ne sommes dégouté par l’école.

Une carrière compromise

Idée reçue #11 Ils n’arriveront pas à avoir un bon travail sans diplôme 

Tout d’abord ça n’est pas parce qu’on à un bon diplôme qu’on a forcément réussit professionnellement. Le contraire est aussi vrai. Aujourd’hui on recherche des compétences chez les postulants plutôt que des diplômes . Les recruteurs valorisent de plus en plus les parcours et les expériences .

Nous avons un ami, qui, sans son bac en poche est devenu PDG d’une entreprise employant plus de 70 personnes. Sa boite!

Apres tout cela dépend de ce que veut dire “réussir professionnellement “. Soigner des angines et de rhumes à longueur d’année n’est pas plus épanouissant que de souder des tuyaux.

Mon amie  m’a confié qu’elle avait demandé au cardiologue qui suivait son fils (qu’elle voyait quotidiennement) pourquoi il faisait toujours la gueule et pourquoi il ne souriait jamais ? eh bien vous savez ce qu’il lui a répondu ? il déteste son travail, car il n’a pas de vie de famille, il ne voit jamais ses enfants et passe sa journée et ses weekend dans son cabinet. Il aurait préféré faire 9-16h et passer du temps avec sa famille.

Idée reçue #12 Personne ne voudra les  embaucher sans diplômes

Personne n’a dit qu’ils n’obtiendraient pas de diplôme. Ils pourront toujours intégrer le cursus scolaire lorsqu’ils auront plus de maturité et surtout lorsqu’ils en exprimeront le désir. Vous savez ce qui ce qui serait encore plus gratifiant? Qu’ils aient le potentiel de créer leur propre emploi, comme le fond la plupart des personnes qui ont suivi l’instruction hors école.

Idée reçue #13 Ils seront indisciplinés et auront du mal à suivre les règles

Nous mettons Moussa un jour par semaine en centre aéré, il pratique également le judo. Nous avons beaucoup d’éloges quant à son comportement lors de ses activités : “il écoute les règles”, “c’est le plus sage”.

Euuuh (je regarde derrière moi) vous parlez bien de mon fils ?

Ce qui dérange le plus à notre avis, c’est le fait que L’instruction en famille (IEF) est une remise en cause d’une institution établie depuis plus d’un siècle par laquelle tout le monde est passé et qui se fait appeler « l’école de la république ». Autrement dit si vous remettez en cause l’école et son efficacité vous remettez en cause les valeurs de la république. Et oui rien que ça ! Ce que nous remettons en cause c’est bien le fait que cette institution et ce qu’on y apprend est identique depuis que l’école a été créée ! Ne serait il pas temps de rafraichir les murs et laisser place à un enseignement tenant compte des différences de chacun?

Vous avez envie de partager quelque chose qu’on vous à dit sur votre façon d’éduquer et d’instruire vos enfants? Laissez nous un commentaire.

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Voyage en Famille

4 mois en Asie avec nos bébés. Questions/ Réponses

“Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas, n’en lisent qu’une page”

Saint Augustin


Dans cet article, nous avons réalisé une série de questions-réponses à propos de notre voyage en famille. Ces questions reprennent un condensé de notre expérience de voyage. Nous désirons être totalement transparents avec ceux qui nous lisent au risque de nous dévoiler chacun un peu plus. Nous y aborderons entre autres, les moments agréables comme les moments qui l’étaient moins. Cet article, qui se veut introspectif, répondra peut-être à certaines de vos questions de futurs voyageurs.

 


Quels pays avez vous fait et à quelle période de l’année ?

Abdel et Karima : On a commencé par l’Indonésie, nous avons fait Bali et Lembonghan island, la saison des pluies débutait alors nous sommes partis à Singapour.

De Singapour nous avons pris le bus pour partir en Malaisie,où nous avons bien vadrouillé dans tout le pays.

De la Malaisie nous sommes partis à Hong Kong, où nous devions chercher nos visas pour la Chine … il nous fallait les actes de naissance originaux des enfants donc on a dû annuler notre périple dans l’empire du milieu.

De Hong Kong nous sommes partis au Japon durant 3 semaines.

Nous avons quitté le froid du pays du soleil levant pour le soleil de la Thailande, où la aussi , la vadrouille était de mise du Nord au Sud .

Enfin on a tellement aimé Singapour que nous avons passé notre dernière semaine la bas avant de revenir .

Quel souvenir gardez vous de vos 4 mois en Asie en mode sac à dos ?

Abdel :J’en garde un souvenir assez mitigé.

J’imaginais que ce serait beaucoup plus facile. Avant de partir, j’avais cette image en tête. Je me réveillerai aux aurores pour faire ma prière, puis j’aurais enfilé ma paire de baskets pour mon footing matinal. Je serai rentré à la villa où ma petite famille serait en train de prendre son petit déjeuner dans le calme. Ensuite, après un bon jus de mangue bien mérité, nous serions allé dans la jungle pour observer la nature. Au gré de nos escales nous aurions rencontré des personnes avec qui nous nous serions liés d’amitié.

Dans les faits le résultat n’était pas aussi idyllique

Les premiers jours n’ont pas été faciles à vivre. Je me souviens de notre séjour à Amed sur l’Ile de Bali. Le bruit des chiens et autres animaux de la ferme qui étaient à coté du homestay où nous étions, ne nous avaient pas laissé fermer l’oeil. Les enfants se réveillaient en premier dès l’apparition du soleil. Voyager avec des enfants peut être fatiguant.

Malgré cette frustration nous sommes sûres que les cette expérience restera ancrée en chacun d’entre nous. Ce qui est sûr c’est que ce voyage nous à permis de quitter notre zone de confort et contribué á relever notre niveau de résistance au stress.

« Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. »

On en apprend beaucoup sur soi et sur les autres pendant ce genre de voyage. Il faut en effet oublier le train-train quotidien et être ouverts à l’inconfort. Quand je dis inconfort je ne parle pas forcément des lieux où on a posé nos valises. Les villas et appartements que nous avons loués était plutôt haut de gamme. Je parle de l’inconfort lié à la fois au voyage, au fait d’avoir des enfants avec soi, et le nomadisme.

Ce n’est pas une mauvaise chose. L’inconfort et la prise de risque, peu importe la situation, sont les conditions indispensables pour grandir, prendre sa vie en main et progresser. La vie est bien plus palpitante dans ces conditions.

Moussa nous dit assez souvent qu’il aimerait repartir. Nous sommes ravis qu’il ait lui aussi attrapé le virus de la vadrouille

♦Karima : Si c’était à refaire je le referais sans hésiter !

Je garde de très bons souvenirs de ce voyage.

La liberté, le soleil, le nomadisme (ça j’ai adoré), je n’aime pas la routine et j’aime lorsque mes journées ne se ressemblent pas.

Des vacances pendant 4 mois que demander de plus ?


Quelles sont les qualités qu’il faut avoir pour partir avec de si jeunes enfants?

♦Abdel: Je pense qu’il faut aimer voyager et surtout avoir envie de partager une expérience forte qui marquera l’histoire de votre petite famille.

En management on appelle ça un “team building”. Autrement dit c’est une façon de renforcer les liens entre membres d’une même équipe pour se connaitre mieux dans un contexte hors travail. Le but est d’en découvrir un peu plus sur l’un et l’autre et de construire une équipe plus soudée. Pour nous, c’était en quelques sortes un “family building”

♦Karima : les qualités qu’il faut c’est ne pas avoir peur de prendre des risques, tout lâcher ici (c’est ce qu’on a fait) et partir sans savoir si on va revenir. Une forte confiance en soi et en son conjoint !

Une patience de fer , qui va être mise à rude épreuve durant ce voyage.


Quel était votre pire souvenir?

Abdel : Mon pire souvenir est sans doute l’hospitalisation de Karima et Bahia.

Karima se sentait mal depuis quelques jours déjà (fièvre, perte d’appétit, fatigue) Elle s’est résolue à aller consulter lorsque nous sommes arrivés à Kuala Lumpur. Nous pensions qu’un traitement serait suffisant, mais ils ont préféré les garder en observation.

Après avoir été testées positives au virus de la grippe (influenza B en anglais), nous avons tous dû passer le test. Bahia aussi était infectée.

Ne connaissant pas la traduction en français et tout le protocole mis en place par les médecins, nous étions un peu paniqué à l’évocation de cette maladie. Les médecins jugeaient l’état de Bahia préoccupant car les bronches pourraient être encombrées.

Heureusement le système de santé est réputé pour être l’un des meilleurs au monde en Malaisie. En effet nous avons été pris en charge assez rapidement dans la clinique privée Taman Desa Center. Bien mieux qu’aux urgences en France. Les médecins étaient diplômés des universités du Royaume unis donc pas de panique, ils savent ce qu’ils font.

Heureusement nous avions pris une assurance voyage. Nous avons dû payer l’hospitalisation de notre poche mais avons était remboursé après avoir fourni les justificatifs. ( environ 3000 euros )


Et votre Meilleur souvenir?

Abdel : Ca serait peut être la rencontre avec les dauphins à Lovina sur l’Ile de Bali. Nous étions en petit bateau motorisé. C’était impressionnant de les voir sauter et nager de chaque coté du bateau. Les enfants étaient fascinés et jetaient des regards à droite et à gauche pour les voir.

Karima: Mon meilleur souvenir… il y en a plusieurs : C’était peut être la fois où nous sommes partis en excursion pour voir les lucioles à bord d’un petit bateau. Le repas juste avant s’est fait dans un cadre apaisant devant un magnifique coucher de soleil sur le fleuve.

Ou peut être était-ce la fois où nous nous sommes baladés dans une jungle luxuriante à borneo, on a vu les orangs outans. A ce moment, une pluie diluvienne s’est abattue sur nous…je me suis réfugiée dans une petit abri de fortune. J’en ai profité pour faire une petite séance de yoga improvisée. Assise en tailleur et j’ai essayé de mettre en éveil mes sens pour ressentir et capturer cet instant magique. C’était magnifique.

Le plus bel endroit?

Nous aimons la nature. La jungle est un endroit qui nous enchante. Nous avons pu y faire des excursions lorsque nous étions dans le parc de Bako sur l’Ile de Bornéo. Les enfants ne nous ont pas dérangés contrairement à ce qu’on aurait pu craindre. Moussa a marché pendant près de 3 heures et demi.  Il grimpait sur les racines des arbres et en escaladait les rochers avec l’aide des lianes. Pendant cette excursion nous avons vu un crocodile, des nasiques, un cochon sauvage, des serpents.

Karima : Je garde un très bon souvenir de la jungle. J’ai aussi beaucoup aimé Singapour, ce mélange de cultures dans un seul pays est extraordinaire. On se balade, on se retrouve en Inde, puis en Orient (Arab street), en Chine (Chinatown), aux States (orchard road avec ses énormes boulevards) et ses Gardens by the Bay juste MA-GI-QUES !

La tolérance y est de mise la bas et c’est ce que j’aime lorsque je vais quelque part. On ressent vraiment l’harmonie du métissage …


Avez-vous fait de belles rencontres?

Abdel : Les rencontres que nous avons faites n’ont malheureusement pas débouchées sur une amitié forte. Le temps passé sur place était trop court. Nous avons tout de même rencontré des personnes très sympathiques. Je pense à Sulahudin à Bali avec qui nous sommes restés en contact sur les réseaux sociaux.

Karima : J’aime toujours rencontrer des français en voyage … Ça me procure du réconfort de parler français à l’étranger avec quelqu’un d’autre que ma famille. Le lien se fait plus naturellement. Au Japon par exemple, il faisait froid et je rêvais d’une bonne petite soupe et une tarte salée comme celle qu’on mange en France … eh bien figurez vous qu’on est tombés sur un salon de thé dont le cuistot était français. Il faisait des tartes salées, sucrées et des soupes !!! On a discuté. C’était le moment d’avoir l’avis d’un résident étranger sur le pays. D’ailleurs, il nous a donné une toute autre image du Japon …


Quelle était la situation la plus cocasse?

Abdel : Passer Noel et Nouvel an au soleil ! Loin du froid et de la neige, le kiffe !! Des sapins, des guirlandes sous 35 degrés …

Karima : Peut être la fois ou je me suis retrouvée nez à nez avec un requin citron. J’aimerais vous dire que j’ai regagné le bateau à la nage avec un style maitrisé. La réalité c’est que j’ai failli me noyer tant la panique m’a prise ! Heureusement, selon notre accompagnateur les requins à cet endroit sont inoffensifs.


 Notre plus grande frayeur ?

Abdel : L’hospitalisation de Karima et Bahia à Kuala Lumpur …J’ai eu un coup de stress.

Karima : On a égaré Moussa deux fois: une fois à l’aéroport de Singapour et une autre fois à Hong Kong au marché…Malgré l’espèce de “harnais” qu’on avait acheté pour éviter ce genre de situation, Moussa à réussi à se soustraire a notre vigilance l’espace de quelques secondes… minutes… On ne sait pas trop. Ces secondes nous ont paru être une éternité…

J’avais peur aussi que les enfants tombent malades… Mais à part la grippe ça s’est bien passé.


 Votre plus grande surprise?

Abdel: L’Asie regorge de cultures et d’ethnies différentes. Étant nous même musulmans, on voulait plus particulièrement aller à la découverte des éthnies musulmanes. J’ai été surpris de voir comment ils vivent en harmonie avec les autres éthnies et comment leurs valeurs de partages et du souci de l’autre sont placés au centre de leurs relations et de leur vie.

Karima : L’hôtel Mercure Kota Kinabalu en Malaisie… le directeur de l’hôtel nous a entendu parler français et, ni une ni deux, ils nous a surclassés …avec petit Dej … c’était le meilleur hôtel de notre voyage …les croissants, le fromage …. Un très bon souvenir


 Que feriez vous de différent ?

Abdel et  KarimaParmi les choses qui nous ont le plus dérangées, la réservation des logements était vraiment très fastidieuse. Cela nous prenait entre 2 et 4 soirées pour décider de l’endroit où nous allions poser nos bagages. Le choix était assez vaste. Cela a certainement contribué à nous rendre la tâche plus difficile.

Nous avions décidé de rester entre 4 et 5 jours en moyenne dans chaque ville. Nous visitions les sites principaux AIRBNB, Booking, Agoda et essayions de comparer les meilleures offres. Si c’était à refaire nous pensons qu’il aurait été plus raisonnable de passer 1 mois entier dans une ville stratégique. Cela nous aurait permis de visiter les endroits à un rythme plus lent et aussi de lier des liens avec les personnes. Cela peut aussi vous permettre de négocier les prix des loyers.

Je pense qu’on aurait du prendre beaucoup plus de temps pour nous, individuellement, et pour notre couple. On aurait aussi pu faire garder les enfants beaucoup plus souvent, s’organiser de manière à avoir du temps libre chacun de notre côté.


Y a t-il des bienfaits à voyager avec des enfants ?

Abdel : Voyager avec des bébés n’est pas facile. Mais je pense que le bénéfice est largement supérieur aux inconvénients. C’était l’occasion de partager une expérience unique avec eux. Clairement c’est une aventure qui nous marquera à vie. En ce qui concerne le couple c’est l’occasion d’apprendre l’un de l’autre. On a bien sûre vécu des situation désagréables. Mais elles ont peut-être eu pour bienfait de renforcer nos liens.

Karima : C’était une expérience en famille inoubliable. On a pu tester nos limites et celles des enfants. On s’est rendus compte d’une capacité d’adaptation qu’on n’imaginait pas.


Au niveau financier, ça a donné quoi?

Les 2 premiers mois les comptes ont été tenus avec beaucoup de rigueur. On notait tout ce qu’on dépensait. On était en mode “pince”. On a fini par lâché du leste car tenir les comptes commençait à devenir pesant. Même si c’était un voyage assez long on voulait quand même en profiter. On avait de quoi se le permettre l’Etat Luxembourgeois est plutôt généreux avec ses allocations congés parentaux. On n’avait pas de loyer à payer en France. L’Asie reste une destination abordable pour les européens.

Si vous avez d’autres questions qui n’ont pas été traitées dans cet article, nous nous ferons un plaisir d’y répondre.

 

 

 

 

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Voyager avec les enfants, quel intérêt?

Le mindset baroudeur 

état d'esprit voyage enfantsComme toute expérience qui sort du commun, lorsque nous avons annoncé à nos proches que nous allions partir plusieurs mois avec nos enfants pour voyager à travers l’Asie, nous avons eu plusieurs types de réactions. La réaction a d’abord été de prendre à la rigolade notre projet. Ensuite, dans un second temps, il y a eu de l’incompréhension et enfin de la crainte. Autant vous dire que si vous aussi, avez ce projet, vous avez intérêt à avoir foie en votre projet car les remarques dont vous ferez l’objet vous feront peut être hésiter ou douter à vous lancer.

Ayez un “Pourquoi?”

Pourquoi avez vous décidé de voyager avec vos enfants alors que vous auriez pu rester dans votre routine habituelle? Qu’est sensé vous apporter cette expérience?

Nous vous conseillons vivement de réfléchir aux raisons qui vous poussent a vous mettre dans une situation inconfortable. Vous vous poserez surement ces questions lorsque vous serez confronter à l’incompréhension de vos parents lorsque vous leur expliquerez le projet. Ou bien encore lorsque vous serez réveillés au milieu de la nuit par vos enfantqui sont encore réglés sur le fuseau horaire français.

Les raisons de voyager avec vos enfants

  • Vous pensez que le temps passé en famille à plus de valeur que celui passé au travail
  • Vous pensez que c’est une opportunité qui ne se reproduira peut être pas et vous n’avez pas envie de vivre dans le regret.
  • Vous avez hâte de faire découvrir le monde dans toute sa diversité à vos enfants.
  • Vous pensez que vos relations familiales en ressortiront renforcés.
  • Vous pensez que le voyage a des vertus que vous ne trouverez pas dans d’autres expériences.
  • Vous avez tout simplement envie de partir et c’est pas les mioches qui vous arrêteront!

Ne laisser pas votre entourage vous décourager 

Ne les laissez pas vous mettre le doute. Il ne faut pas leur en vouloir non plus, cela est tout à fait naturel d’être effrayé par ce qui est inhabituel. Préparez vous à entendre ce qui suis et ayez les contres arguments. Le but n’est pas de les convaincre mais plutôt de ne pas vous laisser vous décourager. 

Y a t-il intérêt à partir avec des enfants si jeunes ? « Les enfants sont trop petits et ne se souviendront de rien »

Au moment où nous sommes partis nos enfants avaient 3,5 ans et 1 an.

Malgré son jeune âge Moussa se remémore souvent des épisodes de notre voyage et nous racontes des anecdotes que nous avions nous même oubliés. Il se souvient par exemple de la fois où nous avons visité la tribu indigène et désormais musulmane du Sarawak. L’un des membres de la tribu a pris deux bâtons pour faire du feu

Bahia ne fait pas d’allusion au voyage. Elle était surement trop jeune pour se souvenir mais ça lui fait quand même plaisir de se voir sur les photos entrain de regarder un singe au dos argenté. Peut-être que ce voyage à eu des vertus que nous ne soupçonnons pas… Selon de récentes études la qualité des liens affectifs avec les parents pendant leurs premières années influence profondément le développement affectif et social de l’enfant. Les fondements de la personnalité se construisent dans la petite enfance. .

Au delà du souvenir

Apres tout, le fait qu’ils s’en souviennent ou pas est il vraiment important ?

Nous sommes convaincus que cette expérience leur à apportée beaucoup de choses qui ne sont pas forcément mesurable ni quantifiable.

Au de la des souvenirs nous sommes content de constater que les enfants se sont appropriés certaines valeurs auxquelles nous tenons comme l’écologie ou l’altruisme. Cela leur arrive de ramasser des papiers laissés sur le trottoir et nous disent “les gens ils sont mal polis”. En effet le contact prolongé avec les personnes adultes et plus spécifiquement les parents est un excellent moyen de transmettre des valeurs.

« Vous n’allez pas pouvoir en profiter »

Il est vrai que partir avec des enfants aussi jeunes n’a pas été tous les jours une partie de rigolade. Cependant, nous nous remémorons ces instants passés ensemble avec de la nostalgie. La preuve est que nous comptons repartir bientôt pour un voyage en famille de quelques semaines.

Malgré les enfants nous avons tenus à visiter le maximum des sites et points d’intérêts qui se trouvaient sur notre chemin. Nous avons fait des treks dans la jungle, nous avons assisté à quelques spectacle sur la plage, nous avons pu faire du snorkeling à quelques miles de la cote, nous avons visité un atelier de fabrication de meuble en bois etc. Cela était certes plus fatigant que si nous l’avions fait seul mais bon on l’a fait!

Confort vs inconfort

Nous sommes convaincus que ce sont ces conditions inconfortables qui nous font grandir. Tout ce qui vous fait sortir de votre zone de confort est bénéfique sur le court, moyen ou long terme. Rester dans sa zone de confort au contraire nourrira vos plus grands regrets. Le poisson rouge qui a pour environnement son bocal reste petit. Au contraire lorsqu’il vit en liberté.

Ceux  qui ne prennent aucun risques n’ont pas d’emprise sur leur propre vie. Ils sont tel une barque que les flots emmènent au large sans pouvoir rien y faire.

L’inconfort vous mène vers un horizon imprévisible. Et c’est l‘imprévisibilité qui nous pousse grandir. Car cela vous pousse à trouver la meilleur façon de surmonter la difficulté.

L’inconfort peut venir de ces 3 situations

1/ Cette situation vous est imposé (vous vous faite viré)

2/ Quelqu’un vous ammène a l’inconfort (role des parents). Contrairement a notre instint de parent il ne faut pas soulager systématiquement l’enfant dans une situation inconfortable. Il faut les amener a dépasser leur limites. Le voyage peut être l’occasion de tester ses limites et de trouver la meilleur réponse possible dans le but de grandir les uns avec les autres. J’ai par exemple entendu parler d’un couple voyageant avec leurs enfants qui ne s’entendaient pas très bien (les enfants). Ce voyage les a poussé a trouver une solution pour que leur vie ne soit pas un enfer. On dit que c’est au contact des autres que l’on voit nos propre défaut.

3/ vous-même. Rosa Park qui décide de se rebeller contre l’ordre établie. Elle amena le pays a remettre questions ces propres loi et a changer l’ordre établi.

 Le temps passé auprès des enfants est plus valorisé à leurs yeux que n’importe quel cadeau ou jouet. Ce voyage, nous en sommes certains, contribuera à leur développement, les aura sensibilisé à l’environnement qui les entourent. Il leur aura donné une vision plus large que si on était resté chez nous. 

 Les parents quant a eux auront l’occasion de se retrouver dans un contexte totalement inédit. Vadrouiller en famille. Voir l’un et l’autre dans des conditions qui sortent de l’ordinaire. Le voyage est aussi le moyen d’apprendre à se connaitre, expérimenter de nouvelles choses. 

 Pour être soi même il faut savoir s’affranchir du regard des autres et surtout de celui de nos proches. Le voyage est selon nous un moyen privilégié de se connaitre et de créer un lien familiale fort et solide. Un objectif aussi ambitieux nécessite un travail difficile et une sortie de notre zone de confort. Le jeu en vaut la chandelle ne vous laissez pas décourager par votre entourage.

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Relation homme- femme

Comment communiquer avec le sexe opposé?

On vient vraiment de 2 planètes différentes. Notre façon de voir le monde n’a rien à voir. J’en ai eu la preuve encore ce soir au retour du travail.

Je rentre à la maison content de retrouver ma petite famille… Je vois sur son visage que la journée n’a pas été simple ! Je la connais plutôt bien cette mine. Je la vois plutôt souvent ces derniers jours.

-« Alors quoi de neuf ?» me lance t-elle.

-« Ben pas grand chose… »

Mes journées défilent et se ressemblent. Je sors le matin, je prends le train, j’allume mon ordi, je réponds aux e-mail, j’éteins mon ordi, je reprends le train et je suis à la maison ! Je ne vois vraiment pas ce que je pourrais lui raconter qui puisse sortir de l’ordinaire…

Elle enchaîne :

 Franchement j’ai vraiment passé une journée… »

May day, may day ! Alerte maximale. Je sais déjà comment ça va se passer. Elle va me raconter tout ce qui s’est mal passé pendant la journée dans les moindres détails. Je vois un nuage de mauvaises ondes qui se rapproche de manière menaçante. Résultat: On va passer la soirée chacun dans son coin parce qu’on se sera pris la tête.

Le récit que je viens de vous conter est une illustration classique de la façon de communiquer propre aux hommes et aux femmes.

Je n’aime pas trop généraliser mais je pense que vous serez d’accord avec moi. Nous avons une façon de voir le monde et de nous exprimer qui est DIFFÉRENTE.

Quels sont ces comportements propres à chacun ? Comment est-il possible qu’il y ait des schémas de communications, déterminés selon le genre des personnes? Comment pourrait-on corriger nos penchants naturels ? Y a t-il des techniques qu’on pourrait utiliser pour mieux communiquer et éviter les disputes inutiles ? 

Les comportements hommes-femmes

La femme est fortement reliée à ses sentiments

La femme a besoin de parler et d’exprimer son ressenti. Elle a besoin de se connecter à l’autre de manière immédiate et spontanée. Elle a besoin de déverser tout ce qu’elle a accumulé qui la stresse ou la tracasse. Ces besoins peuvent être physiologiques, de sécurité ou d’estime. cliquez sur ce lien pour en savoir plus sur la pyramide des besoins

D’ailleurs, elle communique plus facilement ses sentiments aussi lorsqu’elle passe un moment agréable. La preuve ? J’ai espionné les discussions de ma femme sur ses groupes whats app. On y trouve : des photos de ce qu’elles ont mangé, ce qu’elles font avec les enfants, les disputes avec leur mari… Jamais vous trouverez ce genre de chose sur les groupes de discussions de mecs.

Lorsque les femmes veulent quelque chose. Elles le veulent tout de suite. Elles s’attendent à avoir une réponse spontanée à leurs préoccupations.

L’homme rationnel

L’homme en général ne s’exprimera pas beaucoup. Il s’exprime moins spontanément et pas aussi naturellement. Il a besoin de temporiser, pour voir si la situation ne s’améliore pas d’elle même, ou bien, il a besoin d’avoir un peu plus de recul pour savoir comment il doit réagir. Ça vous est peut être déjà arrivé mesdames de parler à votre homme sans pour autant obtenir de réponse à ce que vous disiez. Ça pourrait être pris pour de la nonchalance ou même, une façon d’esquiver mais, généralement c’est juste la façon dont fonctionne les hommes. C’est juste que l’information est entrain d’être traitée par le cerveau…

Alors on peut se poser la question : Comment s’explique le fait que les hommes et les femmes se comportent de cette manière ?

Les hommes et les femmes sont prédétérminés socialement

Au delà de nos histoires personnelles la façon dont la société nous a modelée est déterminante pour expliquer nos comportements.

Imaginez que votre fille tombe et se fasse mal. Vous aurez peut être tendance à la prendre dans vos bras pour la consoler. Si ça arrivait à votre garçon vous le prendriez aussi dans vos bras mais le discours serait différent : « aller il faut que tu sois fort, les garçons ne pleurent pas ». Les garçons ont plus tendance à être stimulés au niveau physique contrairement aux filles qui le sont plus au niveau communication.

Des jugements différents selon le genre

Certaines émotions sont considérées de façon différente selon si elles viennent d’un homme ou une femme. L’appréciation de la colère est différente selon si c’est un homme ou une femme qui la laisse exploser. L’homme en colère sait « taper du poing sur la table ». Si c’est une femme elle sera considérée comme hystérique dans la même situation.

Un homme qui pleure se fera peut être juger comme étant faible. L’émotion ou la tristesse est un trait de caractère que les hommes ne peuvent pas se permettre de montrer au grand jour dans notre société occidentale car elle révèle une fragilité et donc forcément une faiblesse. Par contre, chez une femme, ce même sentiment laissera transparaitre une certaine sensibilité plutôt bien vue dans notre société.

L’intériorisation du jugement social

Ces critères, à la fois sociaux et culturels, conditionnent la façon dont nous nous comportons les uns avec les autres. Ces valeurs sont intériorisées et donnent lieu à une communication antagoniste chez les hommes et les femmes. Les femmes ont besoin d’exprimer leurs sentiments tout de suite alors que les hommes auront tendance à temporiser une éventuelle réponse car ils ont été conditionnés à ne pas laisser transparaitre leurs émotions et à faire plus facilement appel à la rationalité.

Une expérience à été menée pour savoir si les petites filles était naturellement moins bonnes en maths que leurs camarades masculins. Il se trouve que c’est la société qui les a incitées à penser qu’elles étaient moins douées dans cette matière. Et le résultat, c’est qu’elles mêmes y croyaient. A partir du moment où ces étiquettes étaient retirées, elles ont montré que les maths n’étaient pas une question de genre.

Cliquez sur ce lien pour lire l’article expliquant cette étude

La génétique

Même si c’est à contre courant de ce qu’on peut lire actuellement, je suis convaincu que les hommes et les femmes ont des comportements déterminés génétiquement. Quand je regarde ma fille je vois bien qu’elle a une tendance naturelle à parler. Elle parle, elle parle, elle ne se lasse jamais. Elle n’a que 3 ans. Son frère lui, grimpe partout où il peut : le garage, les portes, les arbres.

Les Solutions

Pour éviter les conflits et évoluer dans un environnement serein et propice à l’épanouissement, il serait judicieux de corriger quelques mauvaises habitudes de communications acquises inconsciemment.

La communication positive

Apprendre à écouter

On se concentre bien souvent sur l’art oratoire au détriment de l’écoute. Pourtant il est indéniable que cette capacité d’écoute est aussi importante voire plus importante.

L’écoute est un super pouvoir et celui qui en est privé est condamné à être seul et incompris.

Quelqu’un qui sait écouter, peut se connecter directement à son interlocuteur. Écouter ne veut pas forcément dire le faire exclusivement avec ses oreilles. On peut écouter avec les yeux, ou même avec le cœur et comprendre des choses qui ne sont pas forcément exprimées verbalement. C’est la définition de l’empathie.

Nelson Mandela accompagnait son père lors des conseils des responsables de tribu. Son père était le chef de tribu et à ce titre, les membres du conseil venaient lui exprimer leurs réclamations.

Ce qu’en a retenu le fils est remarquable : Son père ne prononçait pas un seul mot avant que tout le monde ait terminé de parler. Cela lui permettait d’avoir une vision complète de ce que lui exposait les membres du conseil. Il les laissait s’exprimer librement et pouvait donc recueillir le maximum d’informations avant de donner son jugement. Il pouvait jauger les éventuelles tensions ou rivalités qui pouvaient exister entre les membres du groupe.

L’empathie

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas exprimer ses frustrations pour essayer d’y trouver une solution. Encore une fois la communication est primordiale pour l’équilibre de chacun et la bonne entente. Cependant il y a l’art et la manière de formuler ce qui ne va pas. Il est toujours agréable lorsqu’un sujet est abordé avec empathie et bienveillance.

L’empathie peut se produire sur 3 niveaux :

  • partager des émotions avec les autres
  • faciliter à comprendre les sentiments des autres
  • la bienveillance.

J’insiste sur ce dernier point. La bienveillance est la clé d’un couple qui dure. Si chacun se soucie du bien être de son conjoint ça facilite grandement le succès de la relation.

Des comportements contre intuitifs

Eviter d’être impulsif

L’impulsivité est une chose à bannir dans la communication. Bien souvent les paroles prononcées sous le coup de la colère sont irréversibles et empirent la situation. L’attitude la plus adaptée est de se taire en attendant que les esprits se calment. Si on est la victime de ces invectives, refusez de discuter dans ces conditions et isolez vous.

« Tu es le maître des paroles que tu n’as pas prononcées ; tu es l’esclave de celles que tu laisses échapper » Lao-Tseu

Changer de façon de voir

Apprendre à être objectif

Nous interprétons les comportements des autres selon le logiciel qui tourne dans nos têtes. Vous connaissez cette petite voix qui a tendance interpréter ce qui nous arrive toujours sous le mauvais angle. Par exemple si je dis “y a pas de repas ce soir?”. Ca pourrait être interprété par “T’as pas fait à manger, c’est ton boulot”. Ca peut aussi bien être juste un constat “Je vois qu’il n’a pas de repas sur la table, ce soir… on fait quoi on commande une pizza?”

Il est important de faire taire cette voix intérieur et se basé sur les faits et uniquement les faits.

Apprendre à tourner les phrases autrement

La plainte ou le reproche est un poison qui n’a d’autres conséquences que la dévalorisation de l’autre et la dégradation de la relation. Par définition, un reproche est le fait de blâmer quelqu’un ou quelque chose pour la situation qu’on subit. Il ne serait pourtant pas si difficile que ça de tourner la phrase un tout petit peu différemment.

La plainte ou le reproche peuvent s’exprimer à la fois avec les mots mais aussi, à travers le ton que vous utilisez pour vous exprimer.

Proposer des solutions

Il est encore plus appréciable si on a réfléchi en amont à une façon de résoudre le problème. Au lieu de dire : « Ca fait 3 semaines que tu dois repeindre le mur, j’en ai marre de vivre dans le bazar » On pourrait dire par exemple : J’ai demandé à ma sœur de garder les enfants ce weekend, pendant que toi tu repeins le mur moi je m’occupe de… »

Agir sur ce qui est en notre pouvoir

On est responsable de ce qui nous arrive

Ca peut paraître un peu brutal mais, on n’est jamais totalement passif à ce qui nous arrive. On pourrait peut être essayer de travailler sur l’aspect sur lequel on a de l’emprise plutôt que de remettre systématiquement la faute sur l’autre.

La patience

Certaines situations ne sont pas agréables et malheureusement dans l’immédiat, il peut être difficile voire impossible de trouver une solution au problème rencontré. Dans ce cas, il faut garder à l’esprit que tout ce qui nous arrive n’est qu’une épreuve.

Chez nous, musulmans, on appelle ça « el qadr » qu’on pourrait traduire par le destin. Cette idée est commune à d’autres courants philosophiques comme le stoïcisme par exemple. Si je ne peux pas agir sur ce qui m’arrive, je patiente en gardant à l’esprit que ce qui est de prime abord une situation défavorable peut être une épreuve ou bien encore un bienfait déguisé.

Par exemple si j’ai échoué à obtenir le poste de mes rêves auquel j’ai postulé peut être qu’il en est mieux ainsi. Peut être qu’obtenir ce poste m’aurait fermé la porte pour une opportunité encore meilleure.

Vivre sa vie

Se focaliser sur le moment présent

Au lieu de se focaliser sur ce qui ne va pas concentrons nous plutôt sur ce qui va. On ne se rend pas toujours compte des bienfaits qui nous entourent. Nos enfants, nos conjoints, notre famille, nos amis sont des bienfaits.

La faculté de voir les choses de manière positive est essentielle pour vivre de manière enjouée et profiter de toutes ces relations.

Selon une études récente, les relations, plus que l’argent ou la réussite professionnelle, sont responsables du sentiment d’auto accomplissement et de bonheur des gens. A nous de développer et de faire fleurir ces relations.

Commencer par s’occuper de soi

Acquérir cette philosophie ne se fait peut être pas du jour au lendemain et demande une pratique quotidienne. Aussi, pour commencer à voir les choses de manière plus positive, commencez par prendre soin de vous. Faites des choses qui vous plaisent, aller chez le coiffeur, décorez votre maison, aller vous promener dans la nature, recentrez vous sur vous même. Cela aura pour effet de diminuer votre stress et de vous ouvrir à des sensations positives.

Nous fonctionnons différemment. Nos gênes, la société nous ont conditionnés à être qui nous sommes avec nos qualités et nos défauts. Ça n’est pas une fatalité, il est possible de travailler sur soi pour avoir une relation plus harmonieuse. Chacun doit combattre son égo et réagir avec empathie et bienveillance. De cette manière les échanges deviennent plus constructifs et on peut espérer vivre dans un environnement serein.

Encore une chose à savoir pour vous messieurs:

Il y a 3 choses dont les femmes ont besoin pour vivre : boire, manger et les compliments

Chris Rock humoriste américain

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Gérer son temps efficacement

La gestion du temps en IEF n’est pas une mince affaire. Je me demande souvent si il est possible de gérer autant de tâches en si peu de temps. Pas facile de s’y retrouver, entre les apprentissages pour les enfants, jouer avec eux, les repas, le ménage, les courses, les papiers, mon activité associative, le sport, les sorties culturelles… Si je m’écoutais certains jours je resterais sous la couette et je laisserais tout s’accumuler.

Alors je me suis demandé, comment je pourrais gérer mon temps pour en tirer profit au maximum. Comment m’organiser pour pouvoir faire tenir toutes ces tâches dans mon planning ? Comment faire pour ne pas avoir l’impression d’être une machine et prendre le temps de souffler un petit peu…?

    —

L’emprise de nos émotions

Nos émotions sont bien souvent les maitresses de la façon dont nous agissons et donc de comment nous gérons notre temps.

Avant de nous pencher sur la partie organisationnelle, nous allons faire un bref détour sur ce qui pourrait nous empêcher de mener à bien notre décision de mieux nous organiser.

Le cerveau fait l’arbitre entre les différentes émotions

Combien de fois je me suis dit « C’est bon ils sont au lit pour la sieste, je suis tranquille pendant au moins 1:30 ! Je vais sortir la tablette de chocolat que j’avais soigneusement cachée dans l’armoire et je vais me mettre un peu sur Facebook, vite fait… 5 minutes, j’ai jamais le temps quand ils sont là » Quelques minutes plus tard, j’entends du bruit venant de la chambre des enfants. “Non c’est pas possible! ça fait à peine… 1h est déjà passée!!!” Et me voilà à nouveau nez à nez avec la tonne de linge à repasser et les mioches sur le dos.

Il m’arrive aussi d’être agacée par le fait qu’ils ne jouent pas seuls car ils me sollicitent toutes les 3 minutes.

Ces sentiments sont des sonnettes d’alarme que notre corps exprime afin de nous signaler que certains de nos besoins ne sont pas assouvis.

Ces émotions sont bien souvent enfouies en nous car nous nous disons que nous ne pouvons pas nous permettre de flancher. Nous sommes la pierre de voute de notre famille. Si on s’effondre c’est toute la famille qui en pâtit…Je passe souvent par des phases difficiles. Le challenge de faire l’école à la maison me semble parfois trop lourd pour mes petites épaules.

Cliquez sur le lien souvent pour en lire plus sur ces sentiments de culpabilité qui m’habite parfois.

cliquez ici

La pyramide des besoins

Nous allons passer un court instant sur la théorie. Ne vous inquiétez pas ça ne sera pas long.

Gérer le temps de manière efficace sur le long terme, est difficile, si des choses nous trottent dans la tête sans arrêt. Faire l’analyse de nos besoins insatisfaits est une étape importante, car cela nous permettra de nous focaliser sur les priorités. On pourra par la suite y trouver des solutions en en parlant avec notre conjoint, nos amis ou notre famille.

Le schéma suivant illustre les besoins humains selon Maslow.

Pyramide de Maslow
Pyramide de Maslow

Voici quelques explications sur l’interprétation de ce schéma.

Les besoins primaires, c’est à dire, les plus essentiels sont à la base de la pyramide. Les plus difficiles à satisfaire sont aux étages les plus hauts. Selon Maslow il faut déjà avoir assouvi les besoins primaires pour accéder aux étages supérieurs.

Cette règle n’est pas systématiquement vraie. On peut bien sûr y trouver des exceptions.

Si on manque de sommeil par exemple, il est évident qu’il sera beaucoup plus difficile d’être bienveillant tout au long de la journée. Du coup, notre sentiment de culpabilité peut donc apparaître et nous faire penser que nous sommes une mauvaise mère. Les besoins supérieurs d’estime de soi et d’accomplissement ne sont donc pas satisfaits.

Illustration des besoins

Voici quelques exemple des besoins dans ma vie de maman IEF

  •  Besoins physiologiques  Manger, dormir, …aaaah ouaiiiiis dormir !
  •  Besoins de sécurité   Etre soutenue par son conjoint dans les choix éducatifs. Cela peut arriver que le conjoint ne soit pas du tout d’accord avec votre philosophie. Si vos choix de pratiquer l’éducation libre sont sans arrêt remis en questions, il sera difficile de vous motiver. Ca peut être encore plus conflictuel dans les cas de parents divorcés (si vous êtes dans cette situation nous serions ravis de recueillir votre témoignage et les éventuelles solutions que vous avez trouvées.)
  • La sécurité financière : est aussi un critère important. Même si nous connaissons plusieurs familles qui ne roulent pas sur l’or, nous pensons qu’une stabilité à ce niveau permet d’instruire les enfants de façon pérenne.
  •  Besoins d’appartenance : Il est important de savoir que nous ne sommes pas seul et de se sentir appartenir à un groupe. Faire parti d’un groupe permet de garder le cap et donne d’avantage de motivation. C’est la raison pour laquelle nous recommandons de rejoindre d’autres familles ayant fait les mêmes choix éducatifs. A défaut d’associations IEF dans votre région, le coup de pouce d’un membre de la famille pour vous permettre de souffler peut être très appréciable.
  • Besoins d’estime  Etre reconnu, être aimé, être accepté par les autres. Vous aurez toujours des personnes qui trouvent que ce que vous faites est irresponsable voire dangereux. D’autres par contre, seront admiratifs. Ça fait du bien de savoir que vous pouvez inspirer des gens.
  • Besoins d’accomplissement de soi  Ce besoin est comblé lorsque nous avons vraiment l’impression de servir à quelque chose. Ce sentiment de fierté apparaît lorsque vous voyez votre enfant déchiffrer un mot pour la première fois par exemple.

Des symptômes physiques

Nos besoins s’expriment par le biais de nos sentiments et certaines fois par des réactions physiques. Lorsqu’on se sent fatigué sur une longue période, peut être devrions nous prendre le temps de faire plus attention à ce que nous dit notre corps.

Accorder de l’importance à nos sentiments est un bon début.

A l’action

Nous n’avons pas d’emprise sur tout ce qui nous arrive mais par contre nous sommes responsable de la façon dont nous y réagissons. Nous sommes les acteurs de notre vie. Nous devons prendre l’habitude de réfléchir à la façon dont nous pouvons améliorer les choses plutôt que de nous morfondre.

Une fois l’analyse des besoins faite on va se retrousser les manches et essayer de trouver des solutions pour avoir une routine saine et efficace.

Sans des habitudes et donc une routine efficace, notre cerveau choisira la facilité et préférera le confort immédiat.

Plus concrètement, dans notre vie de tous les jours, comment pourrions-nous nous organiser, pour nous concentrer sur les tâches qui ont le plus sens et le plus d’impact ?

Les différents types de « Gestion du temps »

Tout d’abord si vous le voulez bien, nous allons faire un peu d’histoire… Ben quoi ? c’est un blog sur l’éducation après tout! On va faire un bref rappel des différents types de gestion du temps.

Années 70 la check list

Cette méthode, consiste à lister les différentes tâches et les effectuer au fur et à mesure. C ‘est surement la manière de s’organiser qui vient naturellement à l’esprit lorsque l’on a pour objectif d’être productif et de faire le maximum de choses. Le fait de rayer les tâches procure une certaine satisfaction.

Le problème de cette méthode est qu’elle ne donne pas de priorités et on se retrouve souvent à faire des taches qui ne sont pas forcément importantes au détriment d’autres qui le sont plus.

Fin des années 80

“Les choses qui importent le plus ne doivent pas être à la merci de celles qui importent le moins.”

Goethe

La méthode de gestion qui a succédé était celle consistant à donner la priorité aux tâches les plus importantes. Le problème de cette méthode vient de la façon de déterminer ce qui est important. Le travail prenant le plus de poids face aux relations humaines.

La nouvelle génération de management du temps

Face à cette problématique, une nouvelle approche a vu le jour. Le docteur Stephen Covey dans son livre « les 7 habitudes des gens qui réussissent » introduit l’idée de priorisation en fonction de nos different rôles. Je suis mère de famille, épouse, femme, membre d’une association. Pour chacun de ces rôle je dois me fixer des objectifs en lien avec mes principes. Vous trouverez un peu plus de détails dans la suite de l’article.

Cette méthodologie nous oblige à lever la tête du guidon et à privilégier les objectif sur le long terme.

Il classifie les tâches en 4 grandes catégories : Urgent et non importante/Urgent et importante/ Non Urgent et non important/ Non urgent et important.

Gestion du temps selon le cadre d'importance et d'urgence
Gestion du temps selon le cadre d’importance et d’urgence

Pour être efficace il faudrait privilégier les tâches Non urgentes et importantes.

Gérer sa vie selon ce cadre, revient à chercher une gestion efficace basée sur nos principes.

Ce concept nous amène à réfléchir et à nous concentrer sur les tâches à effectuer qui auront le plus d’impact dans notre vie. On pourrait résumé l’idée de la manière suivante :

Qu’est ce que je peux faire aujourd’hui pour améliorer demain?

L’école libre s’inscrit totalement dans ce schéma. Je pense que vous serez d’accord avec moi si je vous dit que l’IEF demande beaucoup de sacrifices. Mais vous le faites dans l’objectif d’impacter l’avenir de votre enfant et le votre du coup. Vous donnez de votre temps et de votre énergie pour que votre futur et celui de vos enfants soit plus facile.

Les étapes de l’organisation

1-Visualiser

Dans un premier temps, le projet doit être élaboré dans votre imagination. Il faut prendre le temps de fermer les yeux et de visualiser les résultats désirés sur le long terme.

Posez vous la question suivante: “Si je devais mourrir aujourd’hui, qu’est ce que j’aimerais que les gens présents à mon enterrement disent de moi?

Oui je sais c’est un peu glauque mais c’est un excellent moyen de réaliser ce qui compte réellement pour nous.

C’est bon? Vous avez bien fait l’exercice? par écrit bien sûr!

Allez on continue. La prochaine étape la ⇓planification.⇓

2-Planifier

Rédiger son énoncé de mission personnelle

Pas de panique je vous donne la recette:

  1. Identifier vos rôles: mère de famille, époux, membre d’association, fidèle salarié. Cela contribuera à nous donner une vision de tous nos rôles, des interactions qui en découlent et d’harmoniser notre vie sans donner trop d’importance à ce qui n’en a pas.
  2. Définir les objectifs selon chacun des rôles. Qu’envisagez vous d’accomplir dans chacun de ces domaines? Qu’est ce qui vous importe réellement?
  3. Mettre l’objectif par écrit pour chacun des rôles prédéfinis. Cela leur donnera une première forme concrète et clarifiera votre vision.
  4.  Déterminer le temps à consacrer à chaque objectif durant la semaine.
  5. Attribuer à chacun des objectifs, un jour ou un horaire sur votre agenda.
  6. Essayer autant que possible de se tenir au planning et consacrer le temps nécessaire à la tâche. Quand vous avez décidé de faire cette tâche vous la faites et vous ne faites que ça! Mettez les enfants devant un reportage si il faut. Oui je sais… nous non plus on a pas de télé . Sur l’ordi devant Fred et Jami alors!
  7. Faites en sorte de n’avoir que 2 ou 3 tâches importantes à effectuer par jour. Souvenez vous de la loi de Paretto. Il est trop fort ce mec! Alors il dit quoi Paretto? 20% de vos actions ont 80% d’impact sur l’achèvement de vos objectifs. Il est donc inutile de vous concentrer sur les tâches qui ne sont pas importantes. On se donne souvent des choses à faire pour être occupé mais ces choses sont loin de nous rendre efficaces.

Rédiger un énoncé de mission familiale.

  1. L’énoncé de mission familiale est un contrat passé entre membres de la famille pour faire en sorte que chacun puisse s’épanouir en ayant le soutien et le respect de chacun. Même les plus petits doivent y participer.
  2. Enoncer des principes stables et immuables.
  3. Ecrire l’énoncé et l’afficher dans un endroit visible
  4. Réviser les énoncés régulièrement.

L’auto discipline

C’est la qualité la plus importante pour accomplir les objectifs que l’on s’est fixés. Ce domaine est en lien avec la connaissance de soi, la volonté de s’améliorer, la motivation, l’énergie et la progression. Je ferai peut être un article sur ce sujet si ça vous intéresse.

Elaborer l’ énoncé de missions précédemment cité nous permet de savoir où sont nos priorités et donnes du sens à nos activités quotidiennes. Cette recherche de sens est primordiale pour rester motivé. Plus vos objectifs ont du sens plus vous serez motivés à les atteindre

3-Eliminer

 « La perfection est atteinte, non pas lorsquil n’y a plus rien à ajouter, mais lorsquil n’y a plus rien à retirer »

Antoine de St Exupery.

Comme je viens de vous expliquer, pour nous libérer plus de temps nous devons donc privilégier les tâches importantes et essayer de passer le minimum de temps sur celles qui n’en n’ont pas.

Cette élimination peut s’appliquer sur tout ce qui nous bouffe du temps. Oui oui vous savez de quoi je vais vous parler: Netflix ça vous dit quelque chose?

Les distractions

Nous évoluons dans un monde où il est devenu difficile de rester concentré. Les réseau sociaux ce sont emparés de notre cerveau et nous passons notre temps à checker les messages reçus sur WhatsApp, les notifications Facebook ou Instagram. Ces périodes d’interruption peuvent nous prendre de quelques minutes à une bonne demi heure pour revenir pleinement à ce que nous faisions  avant d’être coupé. Par exemple je reçois un appel. Il dure 15 min, je me remets au travail,

Pour éviter cette source de perturbation Je vais mettre le téléphone sur silencieux, retirer les notifications des réseaux sociaux.

Le matériel

Le ménage est la tâche qui me prend le plus de temps. J’ai l’impression que ça ne s’arrête jamais. A peine j’ai fini de ranger et il faut déjà recommencer.

♦Alors la solution ?♦

 

  • La femme de menage

J’en rêve! Je pense que dans mon cas 2 fois 2h par semaine ça serait le top! Elle ferait le linge, le repassage, les vitres, et l’aspirateur. Ca fait un coût supplémentaire mais bon ça peut valoir la peine.

  • Le minimalisme

Je me met à la décoration nordique… ou zen… c’est pas tout à fait les même pays… mais bon l’un ou l’autre, ils ont tout compris !

C’est logique! Moins j’ai de choses et moins ca me prend de temps pour ranger. Un espace mal rangé embrouille l’esprit… Quoique mon mari ça ne le dérange pas plus que ça…

Marie Kondo dans son livre « La magie du rangement » énumère les tâches suivantes pour éliminer le superflu:

  1. Visualiser le résultat final
  2. Se dédier  à cette tâche et ne pas s’arrêter tant qu’on a pas terminé. Il vaut mieux faire tout d’un coup car cela permet de voir les résultat tout de suite et de ne pas se démotiver.
  3. Procéder par type d’objet plutôt que par pièce.
  4. Commencer par les vêtements (par sous catégorie: Haut: chemisiers, pull etc/ bas: Pantalons, jupes etc…), puis les livres, les papiers, les objets divers, et enfin les choses ayant une valeur sentimentale.
  5. Poser tous les objets par terre.
  6. Décider de ceux que vous aller garder plutôt que ce que vous allez jeter.
  7. Prenez l’objet dans vos mains. Si vous ressentez que« vous l’aimez» gardez le. Si ça n’est pas le cas vous pouvez le jeter.
  8. Ne laisser personne donner son avis sur ce que vous avez décidé de jeter.

Les jouets

Rien de plus galère à ranger qu’une chambre d’enfants! Des jouets qui trainent partout. Si je range un jouet, je le retrouve par terre le lendemain matin. Je ne suis pas maniaque la dessus, vous me direz ça prouve qu’ils jouent avec… mais j’apprécierais vraiment qu’ils jouent avec pendant plus de 5 minutes.

Pour résoudre ce problème:

Sélectionner 4 ou 5 jouets que vous mettrez à disposition pendant une période et renouveller la sélection tous les mois. Ils apprécieront plus les jouets que vous leur présenterez et seront content de revoir ceux qu’ils n’ont pas vu depuis longtemps.

Les sollicitations intempestives

Savoir dire “non” est une chose qu’il faut apprendre à faire

On dit toujours non a quelque chose. Si on ne le dit pas aux autres, on le dit peut être à quelque chose qui est important pour nous

Pour cela on peut utiliser la technique du sandwich:

  1. On commence par dire quelque chose de positif: ” Je suis très touchée que tu ais pensé à moi pour une tâche aussi importante.”
  2. Decliner l’invitation: “malheureusement je ne pourrai pas venir t’aider ce jour là” (inutile de donner une excuse)
  3. Finir par quelque chose de gentil: “je suis sûre que tu n’auras aucun mal à trouver quelqu’un d’autre”
  4. Donner un autre créneau où vous pourriez être libre ou faite une autre proposition.

Automatiser

Les repas

J’ai récemment découvert le batch cooking. Ca consiste à faire les repas de la semaine en une fois. C’est très pratique car quand vient l’heure du repas, vous n’avez plus qu’a les sortir du frigo pour les réchauffer et y mettre la touche final. Si vous êtes en manque d’inspiration il existe des sites qui vous font les menus et la liste de courses. Cliquez sur le lien suivant pour y jeter un oeil https://cuisine-addict.com/batch-cooking-ete-8-semaine-du-9-au-13-septembre-2019/#/

Les courses

Je fais mes courses sur internet en fonction du menu prédéfini et hop y a plus qu’à aller les récupérer au drive.

Les robots

Certains outils peuvent faciliter la vie grandement. Je pense ici à des robots cuiseurs comme le thermoMix. Je n’en ai pas personnellement, mais j’y réfléchi sérieusement. Ce qui me fait hésiter? son prix! je me renseigne pour voir si le robot de chez Lidl en vaut la peine… la suite dans un prochain épisode.

Je me renseigne également sur l’achat d’un aspirateur automatique. Le rêve! il passe l’aspirateur pendant que vous êtes les doigts de pieds en éventail.

Déléguer

Il est recommandé de déléguer les tâches à faible valeur ajoutée. Pour cela rien de mieux que de faire participer les autres membre de la famille. Ca soulage et ça les responsabilise.

⇒Répartition des tâches à faire à la semaine

Un bon planning rien de mieux pour savoir qui fait quoi. Libérez vous de la fameuse charge mentale! Finie l’excuse de “Je savais pas”.

⇒Rendez vos enfants autonomes

Voici une liste de tâches que les enfants pourraient faire selon leur âge. Ce n’est pas à prendre au pied de la lettre mais ça peut servir de référence.

Liste des tâche selon l'âge

https://papapositive.fr/tableau-taches-age-age-favoriser-lautonomie-enfants/

⇒Feuille de routine illustrée

Tout le monde met la main à la pâte! Vous pouvez  mettre des illustrations sur le planning pour les plus petits.

Petite astuce: Au préalable prenez soin de bien leur expliquer les nouvelles règles et assurez vous qu’ils aient bien compris.

⇒Se garder les enfants de l’une et de l’autre

Cela fera surement plaisir aux enfants et permettra à chaque maman d’avoir plus de temps pour soit. La maman qui est seule pourra profiter de son temps libre et pourra prendre le relais, à l’occasion.

♥Rendez vos tâches plus agréables♥

Rendez vous service entre mamans

Cuisiner toutes ensemble peut être une manière de joindre l’utile à l’agréable et rendre ces moments plus conviviaux

Prendre du temps pour soi

Sortir le samedi et flaner dans des boutiques de deco, prendre un livre et pouvoir le terminer, aller dans un cafe seule et le boire en regardant les gens passer …c ‘est ce que je fais les samedis apres midis ou bien lorsque les enfants sont à la crèche et au centre aéré.

La nounou

Envisager de faire appel à une nounou une fois par semaine. Cela permet de respirer un peu et de se concentrer sur des activités pour nous et uniquement pour nous. C’est aussi pratique pour passer une soirée agréable avec le conjoint. Pour une soirée vous pouvez toujours faire appel à votre niéce qui se fera un plaisir de garder les enfants en échange d’une petite compensation financière.

La fille au pair

La fille au pair me parait être une très bonne solution lorsque l’on a une chambre de libre … Vous faites d’une pierre deux coup: Les enfants apprennent une langue étrangère et maman et papa ont du temps. Bien sûr il faut la loger et la payer… Payer l’URSSAF aussi?… à voir

Se réveiller plus tôt

Une manière de profiter un petit peu du calme avant la tempête est de se réveiller plus tôt que l’heure habituelle de leur réveil. Ceux qui ont besoin de plus de sommeil se mettront au lit une heure plus tôt pour être bien reposés.Le livre miracle morning explique très bien le concept

En résumé, il n’est pas évident d’être mère au foyer surtout quand on fait l’IEF. Pour bien s’organiser, il faut dans un premier temps, s’organiser en privilégiant les tâches qui ont du sens et essayer de déléguer celles qui en ont moins. Prenez le temps d’être une femme, une amie, un soeur. Vous pouvez admettre que vous n’êtes pas super woman. On a toutes nos jours avec et nos jours sans. Reposez vous et prenez soin de vous car sans nous la maison s’effondre. Essayons de prendre du bon temps dans ce que nous faisons! Sinon gare au burn out parental (surtout maternel) d’ailleurs on écrira un article la dessus .

Vous pouvez vous aussi nous aider à améliorer notre article. Partagez vos idées avec nous et dites nous ce qui marche avec vous et ce qui ne marche pas.

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Système scolaire: zéro pointé!

Imaginez un groupe d’enfant qu’on a fait grandir dans une caverne. Leurs professeurs leur enseignent un tas d’idées conceptuelles illustrées sur des murs sombres. Eux, doivent rester assis à longueur de journée sur leurs chaises. Un jour, un élève parvient à sortir de la caverne. Au début, il à un petit peu peur de ce monde qu’il ne connait qu’à travers les livres. Mais il apprend vite à reconnaitre les arbres, à les toucher à les sentir. Il était bien loin de s’imaginer à quel point ce qu’il a appris dans la caverne était différent de la réalité.

Tout le monde s’accorde à dire que le système scolaire est un sujet majeur. C’est la raison pour laquelle les gouvernements prennent à cœur eux aussi le sujet et font des amendements de lois à chaque rentrée scolaire. Pourtant, toutes les initiatives restent insuffisantes. N’ayons pas peur des mots: L’endroit où vous mettez vos enfants tous les jours est toxique. S’il y a autant d’enfants qui sont déscolarisés chaque année c’est avant tout la faute au système scolaire qui est inadapté ni dans la forme ni dans le fondsApres avoir parcouru brièvement l’histoire de l’école pour voir comment on en est arrivé là nous verrons pourquoi le système scolaire français en particulier est dépassé.

Histoire

Nous allons voir ici que l’école telle que nous la connaissons aujourd’hui à été créée dans un contexte assez tumultueux. Sous couvert d’instruire les masses les dirigeants ont organisé un système servant leur propres intérêts.

On estime que l’école aurait été créée en 3000 avant JC dans l’empire grec antique.

Platon et ses disciples

A l’époque de Platon il n’y avait pas vraiment d’école au sens où nous le connaissons aujourd’hui. L’éducation était présente sous une forme différente. Cette instruction est ce qui se rapproche le plus de ce que nous voulons donner à nos enfants en pratiquant l’instruction en famille (IEF). Ses assises donnaient lieu à des conversations qui mettaient en avant la réflexion, l’expérimentation et l’échange avec les élèves qui le suivaient. L’instruction obligatoire était destinée aux esclaves.

L’école de l’endoctrinement

Les premières classes formelles comme celles que nous connaissons aujourd’hui ont eu lieu dans un contexte militaire. Les cours étaient obligatoires et des châtiments corporels étaient infligés à ceux qui n’atteignaient pas le niveau requis.

C’est assez récemment, au 18e siècle, pendant la période appelée le “despotisme éclairé” que l’école publique, gratuite et obligatoire à été mise en place par l’église catholique en tous cas dans le monde occidental catholique.

A la fin du 18e siècle- début 19eme Charlemagne reprend les rênes de l’école dans un contexte de révolution et de fortes instabilités. C’était le moyen d’obtenir un peuple docile, obéissant et qu’il pourrait préparer pour les futures guerres.

L’ère de l’industrialisation

Ce modèle enfin, à été adapté pour la fabrication de masse pendant l’ère industrielle. Le deal était clair: il fallait former des gens capables de faire tourner la machine capitaliste et faire en sorte que les gens soient incités à répéter le schéma social qui en découle: Les cols blancs d’un coté et les ouvriers de l’autre. D’ailleurs l’éducation d’un enfant est faite exactement de la même manière qu’un produit fabriqué sur une chaine de fabrication

Au vu de cette histoire tumultueuse nous pouvons nous poser la question de savoir si effectivement, l’école éduque nos enfants ou si elle les endoctrine. Nous allons donc énumérer  les rôles que l’école est censée remplir et ensuite voir si effectivement elle répond à ces principes.

Les rôles de l’école

Voici une liste de rôles et de missions que l’école est censée remplir pour mener à bien sa mission. C’est là bien sûr l’image qu’en ont la plupart des citoyens.

1- Instruire

Je pense que tout le monde sera d’accord sur le fait que l’une des fonctions essentielles de l’école est de remplir la tête de nos enfants d’un savoir utile, qui leur servira dans la vie de tous les jours.

Lire, écrire, compter, font partie de ces connaissances essentielles.

2- Eduquer

Le rôle de l’école est d’enseigner aux enfants le « vivre ensemble » et les normes sociales.

En effet, c’est au contact des autres que devraient se créer l’empathie, l’échange, la collaboration et l’ouverture d’esprit.

3-Former les enfants pour obtenir un métier

Combien de fois a-t-on entendu « si tu veux avoir un bon métier il faut être bon à l’école » ? Le diplôme est en effet une barrière à l’entrée d’études supérieures et, donc, à la plupart des métiers qualifiés. En tous cas en France…

Le diplôme et les classements sont autant de moyens de sélectionner ceux qui poursuivront leurs études au stade supérieur et d’accéder aux entreprises les plus prestigieuses.

Sur le papier c’est beau! Mais nous allons voir que vraiment rien n’est fait pour atteindre ces objectifs. Je vais me permettre de mettre un zéro pointé à l’éducation nationale.

Instruire

L’école se structure sur le modèle industriel.

Une structure rigide

L’école est une institution très rigide et codifiée par un programme scolaire conçu par du personnel administratif qui n’a jamais mis les pieds dans une classe. Le programme donc, dit aux professeurs ce qu’ils doivent enseigner et comment ils doivent le faire. Ils n’ont aucune liberté, aucun moyen de s’adapter à la demande de leur élèves ou très peu. Dans ces conditions il leur est difficile de les enthousiasmer.

Les élèves qui passent sur la chaine de production euh… par le système scolaire, sont classés par âges. Les connaissances qu’on leur met dans la tête sont standardisées et uniformisés. On peut se poser la question de savoir si on est entrain de fabriquer des robots ou d’instruire des enfants.

“L’élève n’est pas un vase qu’on remplit mais un feu qu’on allume” Montaigne

Un produit standardisé

Sir Ken Robinson, auteur, orateur et expert en éducation, internationalement reconnu n’hésite pas à comparer l’école au Big Mac. Elle propose un service standardisé de masse. Je sais ce que vous allez me dire: “L’avantage de ce modèle est qu’il est démocratisé et donc accessible au plus grand nombre.” Ok pas de problème.

Cette standardisation est problématique car elle ne laisse aucune place à la passion, à la créativité et à l’enthousiasme. Pourtant ces éléments sont indispensables pour apprendre sur le long terme.

“Rien de grand n’a jamais pu être réalisé sans enthousiasme”

Ralph Waldo Emerson

Il est maintenant reconnu que chacun d’entre nous a sa propre intelligence et donc ses propres talents. A l’heure de la découverte des intelligences multiples est-il logique de proposer le même big Mac à chacun? Même si il n’aime pas ça? On oblige les élèves à se conformer au système scolaire. Ne serait-il pas plus logique que l’école se conforme à l’esprit de chacun?

L’école n’est pas adapté à notre cerveau

Un cerveau gras

Imaginez qu’on vous invite à un grand buffet. Vous hallucinez devant toutes ces bonnes choses à manger. Et puis là le maitre d’hôtel vous dit “vous avez 1h pour tout avaler”. On est d’accord c’est plus la même!

On gave les étudiants d’informations dont ils n’ont que faire. On donnera à manger des mathématiques à un littéraire, de la philosophie à une personne passionnée par la physique. Un grand buffet où l’on force tous les élèves à se gaver. On privilégie la quantité, bien plus que la qualité.

Le cerveau ne retient que ce dont il a besoin

Le cerveau élimine ce qui lui semble inutile. Au même titre que quelqu’un qui arrête de faire de la musculation, le corps réduira le volume du muscle dont il ne se sert plus. Généralement, un savoir inutilisable n’est appris que pendant le moment de l’interrogation écrite. 2 semaines plus tard c’est à peine si il en reste un vague souvenir.

La mémoire a court et long terme

Il n’est pas étonnant par exemple qu’un enfant sache vous réciter une poésie juste après l’avoir apprise. Mais si vous lui demandez de la réciter une semaine plus tard, il ne pourra vous en réciter que quelques passages alors qu’il la connaissait par cœur sur le moment. La pratique et la répétition sont les moyens les plus sûrs d’assurer une assimilation et un bon apprentissage.

Un Apprentissage pratique

C’est en faisant qu’on apprend

Dans une école traditionnelle l’enfant est complètement passif, assis sur sa chaise il écoute le professeur… enfin… les 3 premières minutes. Ils n’ont aucune possibilité d’expérimenter. Aucune importance n’est donné au processus d’apprentissage. Seul le résultat compte. Pourtant, la découverte de quelque chose de nouveau restera à jamais ancrée dans la mémoire. Le cerveau valorise d’avantage le processus d’apprentissage et la sensation qu’il ressent quand il parvient à intégrer ce savoir.

Théorie contre pratique

D’ailleurs vous aurez plus de chance d’assimiler un savoir sans même être passé par le cours théorique. Celui ci pourra en revanche servir à approfondir les connaissances pratiques. Comme le dit Idriss Aberkane dans son livre “Libérez votre cerveau”, autrefois les gens apprenaient à nager assis sur un tabouret. Autant vous dire que cette pratique théorique est bien moins efficace que celle qui consiste à se jeter à l’eau.

Des connaissances connectées à la réalité

Un savoir similaire à celui de vos grand parents

Le programme actuel est le même depuis le début du 20e siècle. Il est déconnecté de son temps et notamment des dernières découvertes scientifiques.

Le savoir inculqué dans les cours est bien souvent inutilisable et non remis à jour malgré les innombrables découvertes scientifiques des dernières années. Vous a t-on déjà parlé de la relativité, de la gravité, de psychologie, de communication non verbale, d’écologie pendant votre cursus scolaire ?

Donner du sens

A quoi pourrait servir ces apprentissages me direz vous ? Il s’agit à mon avis, de relier le monde de l’école à la complexité et à l’incroyable grandeur de ce qui nous entoure. Cet apprentissage aura pour conséquence de faire de nos enfants des adultes responsables conscients que la nature à encore beaucoup à nous enseigner. Je vous renvois à la vidéo d’Idriss Aberkane sur le bio mimetisme.Cliquez ici pour voir la vidéo

Cela sera à mon avis encore plus utile que de connaitre le plus-que-parfait ou la fonction d’un mot en grammaire ?

Eduquer

« Je n’ai jamais permis à l’école d’intervenir dans mon éducation. » Mark Twain

Un environment violent

L’enfant s’adapte généralement au contexte dans lequel il évolue. Dans un contexte violent, l’enfant aura tendance à être violent. L’école est le théâtre de violences quotidiennes faites aux élèves par le corps enseignants comme par les élèves envers leurs camarades. Un exemple de ces violences s’exprime par le système de notation.

Un système d’évaluation inadapté

Le système d’évaluation limite les capacités de l’enfant car il classe les enfants et souligne les erreurs et les faiblesses plutôt que de montrer les progrès et d’encourager l’audace et la créativité.

Le système de notation créé de la frustration. La faute et l’erreur sont systématiquement pointées et soulignées au stylo rouge. Ce système n’encourage pas l’enfant et le rabaisse.

Cela entraîne non seulement un sentiment de stress chez l’enfant mais aussi une humiliation et une mauvaise estime de soi. Si le prof est assez vicieux il classera les copies qu’il a corrigées par ordre décroissant. Celui qui reçoit sa copie en dernier est catalogués cancre de la classe.

L’étiquetage

Ainsi étiqueté l’élève aura tendance à se résigné et sera plus susceptible d’endosser ce rôle de cancre. Les professeurs auront moins de patience et moins d’empathie pour ce genre d’élèves. C’est ce que prouve l’expérience consistant à confier à des instituteurs des enfants en difficultés mais en leur disant que c’étaient des génies. On a fait la même chose pour des élèves brillants qu’on a étiquetés comme des cancres. Le résultat est bluffant! Les cancres se sont retrouvés parmi les meilleurs et les élèves brillants avaient de moins bonnes notes.

Les valeurs

L’école créer un climat de compétition entre les élèves qui va à l’encontre de nos valeur. Les camarades sont vus comme des concurrents. Rappelez-vous quand le fameux classeur entre votre camarade et vous pendant les contrôles. Honnêtement, j’ai même vu ce genre de comportement à l’université. Ben oui je suis allé à la fac! L’idée est que c’est en étant au dessus des autres que je brille. Ce comportement est

L’effet de groupe

Conformité

Les enfants doivent se conformer aux comportements sociaux de leurs camarades qui vont à l’encontre des valeurs que l’on veut leur transmettre.

Voici une liste de comportements qui sont expérimentez au sein d’un groupe et particulièrement à l’école:

  • Codes vestimentaires dictée par les marques,
  • Provocations, réseaux sociaux
  • Critères du « cool inversé » (se comporter de manière répréhensible et paraître cool aux yeux d’un groupe »)
  • Moqueries, brimades des enfants différents ou plus faibles
  • Harcèlement
  • goût prononcé pour les biens matériels
  • consommation à outrance

L’empathie est inexistante dans ce contexte.

L’effet de groupe et l’uniformisation conduit les élèves à vouloir s’assimiler et se fondre dans la masse. Humiliations, effet de groupe, on a tous les ingrédients pour créer une atmosphère délétère.

L’effet Lucifer

Une expérience menée par l’université de Stanford démontre que des personnes jugées saines à la base peuvent avoir une mauvaise influence les unes sur les autres et en arriver jusqu’à torturer des prisonniers sur lesquels on leur a donné un peu de pouvoir. Un phénomène similaire pourrait arriver sous l’impulsion d’un effet de groupe. Tout le monde connaît des histoires de camarades qui étaient brimés et dont on se moquait sous prétexte qu’il était roux ou trop grand par exemple. Ce genre de comportements est amplifié par les réseaux sociaux.

Ces brimades ou remarques désobligeante peuvent très bien venir du professeur lui même. La conséquence est d’autant plus catastrophique sur la confiance en soit de l’enfant que les camarades de classes se sentiront légitimes à l’insulter et le discriminer.

Former la main d’œuvre dont les entreprises ont besoin

Le diplôme ne garanti plus le travail

Le rôle de l’école dans sa capacité de garantir un travail stable n’est plus d’actualité à cause de la concurrence mondiale à bas coût. Compter sur l’école comme unique moyen d’obtenir un travail est une erreur.

Une concurrence qualifiés et low cost

Les diplômes n’ont plus la même valeur  qu’auparavant car ils se sont démocratisés. Le taux de réussite au bac était de 88% en 2018. En effet le nombre de diplômés est de plus en plus important à cause de la démographie nationale et surtout internationale. Ceux qui rentrent sur le marché de l’emploi sont en concurrence avec les chinois ou les indiens. Il faudra ou bien avoir un diplôme très spécialisé où la demande de main d’œuvre est forte ou bien avoir fait des études plus longues dans des établissements plus prestigieux pour sortir du lot.

Vous pouvez observer tout autour de vous une forte tendance des entreprises à délocaliser leurs activités dans les régions du monde à bas cout. Les personnes qui habitent dans ces pays sont payées beaucoup moins que quelqu’un qui travaille en France ou un autre pays occidental. De plus, bien souvent, ils ont des talents et compétences similaires voire supérieur á la main d’œuvre de nos pays occidentaux. Ils sont aussi plus dociles que dans nos pays développés donc plus á même de satisfaire leur employeur.

Le conformisme ne sera pas apprécié et l’originalité deviendra une valeur de premier plan dans le monde du travail. Ce qui n’est pas le cas en classe ou il est préférable que chacun « rentre dans le moule »

Le diplôme ne vaut pas l’expérience de vie

Jack Ma, Créateur de la plateforme de commerce en ligne Alibaba dit qu’il n’embaucherait pas un premier de la classe. Il préférera quelqu’un qui a une expérience en dehors du cursus scolaire car il préfère privilégier des gens du terrain. Pour lui, celui qui sort dans les premiers de sa classe aura tout donné dans son cursus scolaire. Celui qui aura un 12/20 sera surement sorti du savoir purement académique pour travailler à coté et a forcément une vision confronté à la vraie vie.

Je vous mets en liens une vidéo dont je me suis grandement inspiré pour écrire cet article: cliquez ici

Au vu de tous ces éléments il me semble évident que l’école ne rempli pas ses rôles supposés d’instruire, d’éduquer et de préparer l’enfant pour le monde du travail. Par contre elle joue parfaitement son rôle d’endoctrinement et d’uniformisation. Ce modèle n’a aucun avenir. Des expériences comme l’école 42 de Xavier Niel laissent penser que l’horizon s’éclaircit. Voici venu le temps de l’école de la passion et des apprentissages pratiques.

Vous avez des réactions par rapport à ce qui à été dit. Faites nous part de vos commentaires.

 

 

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Comment l’instruction en famille (IEF) a commencé pour nous

Notre première rencontre avec l’instruction en Famille (IEF)


Nous avons croisé le chemin de l’instruction en famille (IEF) un petit peu par hasard au gré des rencontres. Au début nous étions carrément contre. Je me souviens avoir réagi à un message sur un forum où une personne disait qu’elle ne scolarisait pas son enfant. Ce qui nous est venu à l’esprit c’était: “C’est chaud! Le pauvre gosse il va être H24 devant son cahier? En plus il peut délirer avec personne. Le lien social c’est important”

J’ai fais un petit article qui traite des préjugés qu’on a eu et que notre entourage a sur l’instruction en famille cliquez sur ce lien pour lire l’article

Karima a ensuite, fait la rencontre d’un groupe de familles qui se réunissaient près de chez nous pour une visite de ferme pédagogique. Après quelques discussions la graine a commencé a germer. Ça n’était plus la réaction allergique du forum de discussion qui se reproduisit. C’était plutôt: “ c’est sympa quand même et les enfants et parents ont l’air épanouis ”.

Enfin, lors de notre pèlerinage à la Mecque en 2015 nous avons rencontré et échangé sur le sujet, un pro IEF convaincu et assez convaincant. Ils pratiquent, lui et son épouse, l’IEF depuis près de 10 ans. A notre retour il n’y avait plus de doute. Nous nous engagions dans l’aventure.

Notre éducation

Bon bien sûr dans la pratique c’est beaucoup moins évident que sur le papier. Qui dit IEF dit éducation positive et bienveillante. Nous étions à des années lumière de ces idées. Nous avions tendance à reproduire les habitudes avec lesquelles nous avons été élevés. Bon… pas tout a fait! On est beaucoup plus “soft” que nos parents.

Il faut avouer que les anciens ne faisaient pas dans la dentelle: humiliation, violence verbale, quelque fois corporelles. Ce sont des mots qui font peur et qui mettent mal à l’aise c’est vrai. Attention ce n’étaient pas des tortionnaires, c’est pas du tout mon propos. Ils ont fait avec ce qu’ils ont pu et avec les moyens du bord.

Ce n’était pas dramatique loin de là. C’était le quotidien de beaucoup de personnes à l’époque quelle que soit la culture d’origine et le milieu social . C’était “normal”. Après tout, à cette époque même les instituteurs nous giflaient ( si, si je vous assure). Je parle bien de l’école en France pas celle du bled, on est d’accord.

Devant l’adversité il faut faire preuve d’ingéniosité. Nous avions développé des techniques pour  faire face : quand on savait que ça aller barder on doublait les couches de vêtements, on s’enfermait dans les toilettes, le temps que ça se décante un peu. Le martinet, vous connaissez cet outil de torture, vendu en grande surface à l’époque… A la fin il ne lui restait que très peu de cordes… du coup on se prenait le bâton de bois… On apprend de ses erreurs!

Morale de l’histoire : Je ne pense pas que ce genre de pratiques nous empêchait de nous comporter mal. Mais en tout cas, ça nous rendait assez inventifs !

Nous sommes sans doute,conditionnés, par les remarques désobligeantes de nos parents, de nos anciens professeurs… C’est ce que nous dit Idriss Aberkane, docteur en Neuroscience,  dans son livre « libérez votre cerveau » auquel je me réfèrerai souvent dans mes articles. Ca s’appelle « l’impuissance apprise ». En gros on est conditionnés par les jugements et les barrières mentales qu’on nous a mis depuis notre plus jeune âge.

Les premiers pas

En tous cas c’était clair pour nous. Nous n’allions pas faire les mêmes erreurs !

Il fallait refaire notre culture parentale et reprendre tout depuis le début. Alors on se renseigne sur l’éducation positive, on lit des livres, on regarde des blogs. Trop bien !

Sur le terrain ça ne donne pas tout à fait la même chose.

Bon sang c’est nous qui sommes nuls ou ce sont eux les super parents ? Au début on pensait que ça venait de nous. Pourtant on a mangé du Faber et Mazlich à tous les repas ! (C’est le nom des auteurs du classique de l’éducation positive : “Parlez pour que votre enfant écoute et écoutez pour que votre enfant parle.” (Oui c’est tout ça le titre lol), on a fait des formations ,et c’est très difficile de mettre en pratique .Ensuite on s’est  dit… que les réseaux sociaux et autres blogs ne reflétaient pas forcément la réalité (tout est beau, tout est rose)

Malgré nos efforts d’apprentissages, on s’est rendu compte que ça allait être chaud de se taper les gosses sans péter un câble. Comment ils font tous les parents qu’on voit sur Facebook ou instagram pour ne pas en jeter un par la fenêtre ? Je vous donne le secret: C’est des mythos. L’éducation parfaite n’existe pas! 

Des nouveaux horizons

On s’est ensuite interroges sur le fait que, seule face aux monstres ça serait difficile de tenir le rythme. C’est pas facile une journée IEF quand il pleut et qu’on obligé de rester à la maison. Toute seule à gérer toutes les tâches périphériques. Ça sera surement plus facile tous ensemble. Du coup j’ai revêtu ma cape et est arrivé à la rescousse, et j’ai pris mon Congé parental de 6 mois. Ça n’existe qu’au Luxembourg un congé parental aussi long. En plus les 2 parents peuvent en bénéficier.

6 mois à la maison, en Moselle, dans la grisaille… C’est pas comme ça qu’on s’imaginait un congé parental. Et si on partait au soleil ? Ca serait l’occasion de tout recommencer à zéro. Notre nouveau départ. Oui ok. T’es sûre? On fait quoi de tous nos meubles? Fais tes valises on verra plus tard!

L’idée du blog

« Si vous gardez les poings fermés vous n’obtiendrez que quelques grains de sable. Mais si vous ouvrez les mains, vous obtiendrez tout le sable du désert»

Dogen (maitre zen japonais 1200-1253)

Ainsi est venue l’idée de notre blog. Déjà on voulait immortaliser notre voyage et ensuite on s’est dit que ça pourrait être bien de partager notre quotidien avec d’autres parents qui se posent peut être les mêmes questions que nous. Donc notre objectif, c’est de vous faire découvrir nos difficultés, nos joies, nos réussites en espérant pouvoir partager avec vous ce qu’on a appris. Si ça peut profiter à d’autres parents passant par les mêmes difficultés tant mieux.

Sans plus tarder on va faire les présentations, c’est par ici 

 

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Les intelligences multiples

                                    Vous considérez-vous comme quelqu’un d’intelligent ?

A cette question, beaucoup d’enfants et peu d’adultes répondent par l’affirmative.

Alors que s’est-il passé entre ces 2 périodes de notre vie ?

Les personnes qui ne se considèrent pas comme spécialement intelligentes se souviendront sûrement de leur scolarité et des notes qu’ils obtenaient pour juger de leur niveau d’intelligence. Peut être vous souvenez vous du dernier test de QI que vous avez passé lors d’un entretien d’embauche ?

Vos notes à l’école ou vos tests de QI sont-ils des critères implacables pour mesurer votre niveau intellectuel ? Nous allons tenter d’y voir clair

Qu’est ce que l’intelligence ?

Lorsque nous parlons d’une personne intelligente que voulons-nous dire ?

Tout le monde s’accordera sur le fait qu’une personne intelligente c’est quelqu’un qui va rapidement au cœur d’un problème, qui sait communiquer, qui a des connaissances dans beaucoup de domaines différents, qui résout les problèmes avec ingéniosité.

On peut aussi prendre la définition suivante: “c’est la capacité à acquérir et à utiliser un savoir.” Cette capacité résulte de toute une gamme d’activités mentales, notamment la perception, la mémoire, la résolution de problèmes et la créativité.”

La conception traditionnelle veut que l’intelligence soit en étroite relation avec les résultats scolaires. Cela est trop réducteur et cette conception erronée néglige d’importantes aptitudes. 

Nous objecterons que ceux qui réussissent à l’école ne sont pas forcément ceux qui réussissent le mieux dans la vie pratique. L’intelligence de ceux qui ont de bonnes notes n’est elle pas uniquement de savoir ce que les professeurs attendent d’eux et donc, de répondre de la manière adéquate ?

Pourtant les notes et les examens sont devenus la norme pour bon nombre de sélections. Il est vrai que l’obtention d’un bon emploi est corrélée à la réussite aux tests, particulièrement en France. Cela peut altérer la perception qu’on a de soi-même.

Le livre de Idriss ABERKANE « libérez votre cerveau » est truffé d’exemples. Voici un extrait: « Le général GIAP mit en déroute les armées les plus entrainées pendant la guerre du Vietnam, alors qu’il n’eût aucune formation militaire formelle. »

« Là où Bernard LAW MONTGOMERY (maître tacticien héros britannique de la 2nde guerre mondiale) était un élève moyen », « le désastreux et bien nommé Maurice GAMELIN (général français, dont la stratégie de défense fut un désastre) sortit major de Saint-Cyr, en 1893. »

Les intelligences multiples

 

intelligences multiplesHoward GARDNER est le psychologue à l’origine de la théorie des intelligences multiples. Selon lui, tout le monde possède une intelligence et des capacités qui parfois ne sont, ni mesurable par un test de QI, ni par un examen scolaire.

Selon cette théorie nous développons certaines intelligences plus que d’autres.

GARDNER classifie ces intelligences de la manière suivante :

-Logico-mathématique

-Linguistique

-Visuo-spatiale

-Musicale

-Kinesthésique

-Inter personnelle

-Intra personnelle

-Naturaliste

Quelle est votre intelligence ?

Logico-mathématique : Cette intelligence consiste à résoudre des problèmes par le raisonnement, c’est la capacité de penser de façon abstraite et logique. Ceux qui en sont dotés apprécient les casses têtes et les échecs.

Linguistique : Le bon usage du langage dans la communication. C’est la capacité de jongler avec les mots : ils apprécient la lecture, écrire et raconter des histoires, aiment les jeux de vocabulaire comme le scrabble et les questions.

Visuo-Spatiale : Percevoir les relations entre les objets dans l’espace. C’est la visualisation. Ils apprécient la conception de plans, inventer des choses, déplacer les meubles chez vous.

Musicale : Le talent de qui joue d’un instrument, compose ou chante, saisir le rythme et le son de la musique. Ils ont l’oreille musicale et du rythme.

Corporelle Kinesthésique : Effectuer des mouvements précis et gracieux, pratiquer des sports. Ils sont très portés sur le sport et ont une excellente coordination ainsi que du cran.

Inter personnelle : Leur talent est de savoir interagir avec les gens. Ils ont développé une aptitude à comprendre l’humeur et l’intention d’autrui. Ils sont très sociables.

Intra personnelle : Elle consiste à comprendre ses propres sentiments et émotions, et à les utiliser pour guider son propre comportement. Ils se sentent assurés et à l’aise de travailler seuls.

Naturaliste : La personne qui a une intelligence naturaliste développée à une sensibilité toute particulière à la nature et aux éléments qui la composent et aime entretenir un rapport privilégié à cette nature

« Demandez a un poisson de monter à un arbre il se considèrera comme un crétin jusqu’à la fin de sa vie ». Albert Einstein

Les intelligences et l’école

Les intelligences maudites

L’école ne favorise que 2 formes d’intelligence :L’intelligence logico mathématique et celle dite linguistique.

Les 5 autres intelligences sont totalement indétectables. Pire, l’expression de certaines peuvent être punies. C’est le cas par exemple de l’intelligence interpersonnelle, dont la force est de créer du lien avec les autres. Les personnes dotées de cette intelligence auront tendance à bavarder plus souvent que leurs camarades.

Certaines personnes dotées d’une intelligence kinesthésique sont diagnostiqué comme étant hyper actives. On finit par leur prescrire de la « Ritaline » afin de les assommer et qu’ils puissent rentrer dans le moule de l’éducation nationale.

L’école crée beaucoup de souffrance, et un grand nombre d’échecs scolaires pourraient être évités si on mettait en avant ces 8 intelligences.

Soumettre son cerveau ?

Est-ce à l’école ou aux cerveaux de s’adapter ?

La réponse peut paraître difficile à traiter lorsque l’on parle de choses aussi intangibles que l’intelligence. Pourtant la question ne se pose plus quand on fait l’analogie suivante : lorsque vous allez voir un cordonnier, est-ce à votre pied de s’adapter à la chaussure ou le contraire ?

Il ne viendrait à l’esprit de personne de dire que c’est au pied de s’adapter à la chaussure.

Alors pourquoi devrait il en être autrement pour l’esprit et le cerveau humain qui est considéré à l’unanimité comme la machine la plus incroyable qui existe ? Et ce malgré tous les progrès qui pourraient être réalisés dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Developper son intelligence

Comment développer et orienter au mieux ces formes d’intelligences, et répondre aux besoins qui en découlent?

Détecter les talents

Trouver son intelligence passe par l‘étape de l’observation. Prendre conscience des intelligences de chacun et essayer de les développer chez chacun pourrait être la voie la plus logique et la plus raisonnable après tout. Il faudrait donner la possibilité de développer ces intelligences multiples dans le cadre de l’école mais aussi au travail.

Cela pourrait par exemple se concrétiser dans les choix des membres d’un projet selon l’intelligence de chacun.

Les responsables doivent donc être attentifs à ces intelligences pour pouvoir extraire et polir le diamant qui réside dans chacun d’entre nous.

Il faut donc pouvoir être capable d’identifier sa « zone » comme l’explique Ken Robinson dans son livre « l’élément ».

La zone qu’est ce que c’est ? comment l’identifier?

Notre zone est tout simplement la matière qui nous fait vibrer. On pourrait y passer 4 heures sans voir le temps passer. On est complétement absorbé par l’activité et en sortir demande un certain effort.

Développer les talents

Utiliser son cerveau de manière efficace.

L’usage actuel que nous faisons de notre cerveau est incroyablement limité par rapport à son potentiel. Il est courant d’entendre que nous n’utilisons que 10% de notre cerveau. Cela est à vrai dire, assez difficile à établir.

Ce qui est certain c’est que certains grands génies ont eu la possibilité de développer ses capacités plus que les autres. Ces capacités ne sont pas innées contrairement à ce qu’on pense. Elles sont à la portée de quiconque sait utiliser son cerveau de la bonne manière. Tout le monde a en réserve des aptitudes, des ressources ou des talents qui attendent d’être utilisés et développées.

Leonard de Vinci ou Albert Einstein avaient réalisé leur œuvre non pas parce qu’ils étaient dotés de cerveaux exceptionnels, mais parce qu’ils avaient été capables, plus que les autres, de faire un plus grand usage de leur puissance cérébrale.

Autrement dit, nous pouvons nous aussi faire de nos enfants des génies, si nous identifions leurs talents et les poussons à s’améliorer.

Chacun a accès à ce vaste potentiel que représente le cerveau humain, plus puissant et plus complexe que n’importe quel ordinateur.

La créativité

En plus de son talent naturel, un vrai plus peut l’aider à s’accomplir dans le monde professionnel: la créativité. C’est le talent qui nous rend différent les uns des autres. C’est donc cette capacité qui nous rend exceptionnel et difficilement imitable.

Trouver des amis avec des passions communes

Fréquenter des personnes passionnées par la même chose ou ayant la même intelligence aura pour effet de se sentir intégré à un groupe. La différence est alors plus facile supporter, de plus cela peut créer une rivalité saine dans laquelle on pourra grandir et s’épanouir.

Les intelligences multiples pour aller plus loin

Manque de preuves scientifiques

On peut reprocher à la théorie des intelligences multiples de ne pas reposer sur assez d’expériences scientifiques ou de ne pas hiérarchiser ces intelligences. (Il y en aurait certaines plus indispensables que d’autres).

Selon moi, une pédagogie prenant en compte les intelligences multiples valorisent l’enfant. Contrairement à l’école classique où le discours de certains professeurs et les notes aux examens peuvent amener l’enfant à douter de ses capacités, les intelligences multiples sont identifiées et poussent l’enfant à progresser.

Un environnement favorable

Je ne remets pas en question le travail des professeurs. Les cours dispensés avec enthousiasme par des professeurs engagés et passionnés par leur mission, sont beaucoup plus efficaces pour influencer un enfant dans son apprentissage. Ils ne se lassent pas d’user de stratagèmes encourageants et donc, d’enseigner avec pédagogie et bienveillance

Au fond ne serait ce pas cela le plus important ? Que l’enfant ne baisse pas les bras, qu’il persévère jusqu’à comprendre et surmonter la difficulté.

De nouvelles perspectives

De nouvelles initiatives vont dans le sens de l’exploitation des intelligences multiples. Il y a un intérêt grandissant pour les « soft skills » des postulants à un emploi. Autrement dit, au delà des compétences purement techniques, les employeurs sont désormais plus à l’écoute des intelligences multiples pour pouvoir les intégrer avec harmonie au sein d’un projet ou d’une équipe.

Bien sûr les connaissances techniques sont importantes mais elles ne font plus partie des premiers critères pour la sélection des candidats. Une fois le candidat sélectionné, il suit une formation sur quelques semaines concernant les compétences techniques et pratiques.

On peut conclure en disant que mesurer l’intelligence avec un test de QI semble bien réducteur pour appréhender quelque chose d’impalpable et d’aussi puisant que l’intelligence humaine. C’est vouloir mettre la grandeur de l’esprit dans une case bien trop petite.

La vraie intelligence ne serait-il pas de se dire: “je ne connais pas la réponse mais je peux me débrouiller pour la trouver”? C’est une intelligence qui n’est malheureusement pas enseignée à l’école. Cette capacité ne peut se trouver que chez une personne qui a confiance en elle, une personne qu’on a encouragé à trouver sa voie et qu’on aidé à grandir dans sa zone. C’est seulement en éduquant de cette manière que de plus en plus d’enfant et d’adulte trouverons leur place dans la société.

 

Avez-vous connaissance de votre ou vos intelligences ? Reconnaissez vous la vôtre ?

N’hésitez pas à partager l’article et à laisser vos commentaires .

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enfants regardant écran

Touche pas à mon écran!


Assis à la table du restaurant, je regarde la scène. Les parents discutent calmement, sans être interrompus. Les enfants n’ont pas plus de 5 ou 6 ans et, pourtant, je n’ai pas entendu le son de leur voix depuis le moment où nous sommes installés. Mais bon sang ils ont été drogués ou quoi ?

A coté de ce tableau idyllique, les miens ne restent pas en place et trouvent toutes les raisons du monde pour se disputer. Je commence à me demander si c’était une bonne idée de les avoir ramenés avec nous !

En y regardant de plus près, je m’aperçois que les yeux des enfants de nos voisins de table sont figés. Ils sont littéralement hypnotisés. Ils sont sur un téléphone portable. Le mystère s’éclairci. Ils sont entrain de regarder un dessin animé… 

Chez nous c’est tout aussi clair. La politique c’est : Pas d’écran avant 3 ans. C’est vrai, on est un peu en mode taliban sur ce sujet. À tel point qu’on a supprimé la télé chez nous

Notre entourage pense qu’on est trop radicaux. C’est peut être vrai… On a sans arrêt droit aux sempiternelles remarques (je suis sûr que vous n’avez plus entendu ce mot depuis une bonne dizaine d’année): “Les pauvres ils ne regardent jamais  de dessins animés?”,”Mais vous faites quoi le soir du coup? “,”Vous discutez?”. On passe vraiment pour des extra terrestres. Certains quand même sont admiratifs (c’est rare). Récemment j’ai même eu droit à un “la classe!”

On se pose encore la question du bien fondé de cette décision de ne pas offrir d’écran en libre service à nos enfants. Est-ce qu’on est trop radicaux ? Il y a tellement d’avis sur les écrans qu’il est difficile de se faire une idée.

Ce qu’on vous propose c’est d’abord de voir les avantages de mettre les enfants devant les écrans, ensuite les inconvénients. On essayera ensuite de se faire une idée sur leur nocivité. 

Les écrans ça change la vie !

“Après tout, on a grandi devant le club Dorothée on est pas pour autant des “cassos””

Citation de mon pote Nico

Je vous mets en vrac tout ce qu’on peut entendre où tout ce qui est considéré comme positif pour mettre les enfants devant la télé.

Le temps libre

Mettre les enfants devant un dessin animé capte leur attention. Du coup, on est tranquille pendant toute la période où ils sont devant. Ça laisse du temps pour soi, et ça, j’avoue qu’a certains moments j’en aurais vraiment besoin. Et puis au moins, pendant ce temps là, ils ne se disputent pas.

Apprendre avec les écrans

« Y a pas que des bêtises à la télé». Surtout depuis que la VOD existe, on peut regarder du contenu de qualité choisi au préalable. On peut apprendre des tas de trucs devant des émissions de vulgarisation du savoir comme par exemple « C’est pas Sorcier », ou un reportage sur les animaux dans leur environnement naturel.

Si on se pause avec eux on peut en profiter pour leur expliquer ce qui est incroyable et fascinant dans le monde qui nous entoure.

Apprendre les langues étrangères

Je me souviens avoir discuté avec un père qui me disait qu’il mettait sa fille devant les dessins animés en anglais pour qu’elle assimile naturellement la langue. Comme le faisait remarquer ce papa « tout le monde le sait les enfants sont comme des éponges, à cet âge là ils absorbent tout ! » Ce point est rediscuté un peu plus loin dans l’article

Les logiciels et autres applications

Au delà de la télévision, il y a des logiciels qui sont fait pour les enfants, ils sont étudiés de manière à ce que l’enfant progresse au fur et à mesure. Il peut interagir avec l’ordinateur et se corriger de manière ludique sans pour autant subir le jugement du correcteur. 

Divertir

« Les pauvres gamins il faut les laisser respirer un peu» Ils ont aussi le droit de se détendre un peu en regardant des dessins animés ou un film adapté pour leur âge. C’est divertissant ! En plus on ouvre tout un monde de découverte et de curiosités. En se plongeant dans l’univers des films et des dessins animés, Ils peuvent développer leur imaginaire.

Le revers de la médaille

Le climat ambiant est assez mitigé sur la question des écrans. Surtout la communauté scientifique qui est dithyrambique sur la nocivité des écrans. Et puis y a pas photos : Vous préfèreriez que votre enfant joue aux échecs ou a un jeu vidéo ?

Là aussi on a besoin de faire un peu de ménage.

Nous allons voir que certains de ces arguments bien que très convaincants cachent une autre réalité. Celle-ci n ‘est pas visible sur le court terme mais sur le long terme les méfaits peuvent être beaucoup plus visibles.

Pour mettre les pieds dans le vif du sujet on va voir ce qu’en pensent les scientifiques et autres spécialistes de la petite enfance.

Les arguments scientifiques

Des difficultés cognitives

Une études menée par des chercheurs américains du centre médical de l’hôpital pour enfants de Cincinnati publiée dans la revue JAMA Pediatrics montre qu’il existe une corrélation entre le temps d’exposition des enfants aux écrans et leur niveau de lecture, d’écriture et de langage.

Conclusions confirmés par les IRM

Dans la même étude, les IRM ont pu montrer que la matière blanche était plus faible chez ceux qui étaient exposés aux écrans. La matière blanche, c’est ce qui fait la connexion entre les différentes zones du cerveau. C’est dans cette zone que se trouve le centre nerveux qui donne la faculté de réfléchir et de relier les idées entre elles. Autrement dit, la zone qui sert à réfléchir est altérée chez les enfants sur exposé aux écrans.

Cliquer sur ce lien pour lire les détails sur cette recherche scientifique

Comportements agressifs

Dans une seconde étude, Des chercheurs canadiens de l’Institut CHEO, de l’université d’Ottawa et de Carleton, ont mené leurs travaux auprès de 4.524 enfants de 8 à 11 ans à travers les Etats-Unis. Ils en ont conclu que le comportement des enfants peut s’en trouver affecté. Ils ont par exemple des difficultés à gérer leurs émotions et sont davantage sujets à des crises de colère.

Addiction

Les écrans rendent dépendants. Même les plus petits demandent leur dose. Ils se faufilent derrière nous lorsque nous consultons notre téléphone et nous réclame sans arrêt des vidéos: “papa une vidéo, rien qu’une seule…” et je commence a flipper quand il me menace avec la fourchette quand je refuse…

Les écrans sont addictifs. C’est un fait! Si quand vous rentrer chez vous vous l’allumez instinctivement. Si vous allumez votre téléphone à la minute où vous vous réveillez, vous êtes probablement, dépendants vous aussi.

Certains pays comme la Chine, les Etats Unis ou le Japon ont carrément créé des camps de désintoxication pour les personnes qui sont jugées trop dépendantes de leur téléphone portable. cliquez sur le lien pour voir cet article.

On est d’accord ce sont des cas un peu extrême mais ils existent. Certaines personnes préfèrent rester seul sur leur écran plutôt que de vivre la vraie vie. C’est triste non ?

Des réserves

J’entends déjà certains d’entre vous dire ce sont des exemples assez extrêmes et les études prouvent qu’il y a corrélation mais pas forcément causalité: Ces liens pourraient par exemple s’expliquer par le milieu social dont ils sont issue ou même peut être par l’alimentation. Ce qui est sûr c’est qu’il faut s’interroger sur ce que cache cette surconsommation d’écran. L’interaction avec les tout petits est un élément indispensable pour son bien être et son développement cérébral. Le lien social est tout aussi important pour les adolescents et les adultes. Ne comptez pas sur votre écran pour créer du lien.

Le lien social

Les écrans limitent les échanges

Les écrans peuvent affecter le lien social et limiter les interactions entre les membres de la famille. Pas besoin d’arguments scientifiques pour le prouver. Vous avez déjà dû faire l’expérience vous même. Une fois la télé allumée tout le monde est hypnotisé.

La communication et l’échange sont essentiels pour pouvoir éduquer et orienter nos enfants. Peut on vraiment parler d’éducation si le peu de temps qu’on passe en présence les uns des autres n’est pas mis à profit pour en savoir plus sur la vie ou le ressenti des uns et des autres ? N’est ce pas le moment idéal pour faire ce que les anciens appelaient “discuter?” Lorsque les écrans interfèrent dans notre vie sociale, au bout de très peu de temps on n’a plus grand chose à se dire et le fossé se creuse. Ce phénomène peut être observé entre frères et soeurs; entre les enfants et les parents et même au sein des couples. J’ai déjà entendu dire « moi je suis sur ma tablette, lui devant son match de foot ». C’est triste non ?

Les écrans nous coupent de notre environnement.

 Vous avez peut être déjà vu l’expérience où on a donné une tablette à des enfants. Pendant qu’ils sont sur les réseaux sociaux ou un jeu, on change soit la décoration de la pièce où ils sont, soit les personnes qui sont autour. L’enfant ne se rend compte de rien. Les enfants étaient complétement absorbés par leur écran et étaient surpris de découvrir que tout avait changer autour d’eux sans qu’ils ne remarquent rien.

Perte de temps

« Ce n’est pas que nous disposons de très peu de temps, c’est plutôt que nous en perdons beaucoup »

Sénèque

Il faut avouer que la plupart du temps on peut qualifier le contenu de ce qui nous absorbe autant comme de la perte de temps. Les raisons qui nous poussent à prendre la tablette peuvent quelques fois, être louables. « Juste 10 minutes, j’ai pas eu le temps de souffler aujourd’hui ». Mais ne soyons pas dupe, au bout d’un quart d’heure on se retrouve à regarder des vidéos sur Facebook où suivre la story d’un inconnu sur Instagram. Si c’est juste 30 minutes c’est pas bien grave tout le monde a besoin de se divertir, mais lorsqu’on y passe 3 heures…

Les écrans avant de dormir

Beaucoup de personnes se plaignent que leurs enfants aient du mal à dormir ou font des cauchemars. L’exposition aux écrans pourrait en être la raison. Il est préconisé de limiter les lumières bleues avant d’aller se coucher. Le sommeil est un besoin physiologique. Il est donc important que les enfants soient assez reposés pour attaquer la journée dans les meilleures conditions.

Les écrans comme moyen d’apprendre

L’apprentissage passif

Il est prouvé que regarder un documentaire n’est pas efficace pour apprendre du nouveau contenu. La pratique est essentielle voire plus importante que la théorie, par exemple, l’apprentissage des langues.

Une étude sur le langage consistant à exposer des bébés à une langue étrangère en les faisant écouter un contenu audio et ensuite vidéo montre que dans les 2 cas l’enfant ne réagit pas à certains sons non utilisés dans leur langue maternelle. Au contraire, lorsqu’une personne interagit avec l’enfant dans cette même langue étrangère leur niveau est le même que les bébés dont c’est la langue maternelle. La conclusion est donc que les bébés ont des capacités d’apprentissage incroyables, mais, le lien humain est le biais indispensable pour que l’enfant assimile le savoir. Mettre nos enfants devant des écrans sans solliciter d’interactions ne leur apprendra pas quoique ce soit. L’interaction est essentielle pour apprendre. Cliquez sur ce lien pour voir la vidéo

L’interaction

Ça ne veut pas dire qu’il faille complétement délaisser la technologie comme moyen d’apprentissage. Les moyens technologiques permettant les interactions entre l’apprenant est la machine vont devenir de plus en plus courants. La raison est simple : ça rend l’apprentissage plus amusant que le cours classique donné par un professeur devant une classe à moitié endormie.

Les enfants sont acteurs dans leurs apprentissages. Ils sont corrigés par le système et n’ont donc pas cette aversion à l’erreur. L’apprentissage devient un jeu.

Les écrans sont plus nocifs que bénéfiques pour les enfants lorsqu’ils sont consommés sans modération. Les scientifiques sont unanimes sur les méfaits. Le cerveau peut s’en trouver endommagé et le comportement des enfants affectés. La question légitime qu’on pourrait se poser est, pourquoi ces enfants passent autant de temps devant les écrans? Le vrai problème est là. N’y a t’il pas des choses plus intéressantes à proposer que de rester devant la télé? Pour les personnes plus ageés (ados et plus) le vrai problème c’est le lien social. Les réseaux sociaux et autres contenus de divertissements mettent des barrières entre nous. La cohésion et les liens familiaux s’effritent au fur et à mesure que le temps s’écoule. Le temps passé ensemble est essentiel pour souder une relation.

Vous avez un commentaire sur cet article? Comment gérez vous le temps d’écran chez vous? Vous avez un conseil a donner à d’autres parents? Laissez nous un commentaire ci dessous.

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Qui sommes nous?

Qui sommes-nous ?

Abdel

  • Statut : Père de famille
  • Aime : les voyages, les nouvelles expériences, faire des grimaces sur les photos, rester seul de temps en temps, jouer avec les enfants, poser des questions, quand les enfants sont au lit.
  • N’aime pas : rester trop longtemps au même endroit, organiser à l’avance,  attendre, acheter les souvenirs, tourner pour trouver un restaurant, parler pour ne rien dire.
  • Traits de caractère dominants : Calme, aime apprendre,
  • Centres d’intérêts: Le développement personnel, les voyages, l’éducation, les sports de combats
  • Citation préférée: “N’essaies pas d’être un homme qui a du succès. Essaies d’être un homme qui a de la valeur

Karima

  • Statut: Mère de famille
  • Aime : Le thé au Gingembre, le jasmin, les petites bougies au restaurant, les belles maisons d’époque.
  • N’aime pas : Le bruit, se réveiller tôt le matin… ; Le bruit… je l’ai déjà dit ?
  • Trait de caractère dominant : Pas calme.
  • Centres d’intérêts: Les voyages, la cuisine, l’éducation, La médecine douce, le jardin
  • Citation préférée : “L’état est notre serviteur et nous n’avons pas à en etre les esclaves

 

Moussa

  • Statut: Ainé
  • Aime : Sauter sur le lit, le Smecta, jouer à la bagarre, chiffonner sa sœur quand les parents ont le dos tourné.
  • N’aime pas : qu’on lui dise de s’habiller vite, la sieste, l’école (même si il n’y est jamais allé)
  • Trait de caractère dominant : Energique, Curieux
  • Centres d’intérêts: La bagarre, les félins

Bahia

  • Statut: Cadette
  • Aime : Adoooore touiller les verres avec la paille, mettre du yaourt partout avec sa cuillère, manger debout, mettre l’ambiance au restaurant, jouer à la maman.
  • N’aime pas : les bandeaux dans les cheveux, rester assise dans les poussettes… la voiture ?… je ne vous en parle même pas ! les chaussures.
  • Trait de caractère dominant : Râleuse, câline, joueuse
  • Centres d’intérêts: Les princesses, Les puzzles
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